Un immeuble de Nantes a été évacué après qu'un homme de 47 ans, ancien militaire, ait menacé les forces de l'ordre avec un pistolet de calibre 11.43 et possiblement deux grenades. Les policiers, prudents dans ce contexte, ont décidé de ne pas prendre de risques et ont agi rapidement pour interpeller l'individu. Lors d'une comparution immédiate ce mercredi 21 janvier 2026, il a été placé sous interdiction de paraître dans la résidence concernée pendant deux ans.
« J’étais sous alcool et sous Lexomil, j’étais triste et c’est parti comme ça. J’ai pris mon téléphone, c’est mon seul compagnon », a déclaré l'homme devant le tribunal, évoquant une fragilité émotionnelle exacerbé par son passé. Lors de son témoignage, il a fait référence à son expérience durant la guerre de Yougoslavie, affirmant que certaines images continuaient à le hanter. D’après les informations recueillies par Ouest-France, son état de santé mentale semble préoccupant. Les experts s'accordent à dire que des retours de guerre peuvent laisser des séquelles inattendues.
Ce type d'incident soulève des questions sur le soutien dont bénéficient les anciens combattants en matière de santé mentale. Nombreux sont ceux, comme le psychologue militaire Dr. Bernard Martin, qui insistent sur l'importance d'un suivi adapté. « Les traumatismes de guerre peuvent avoir des effets dévastateurs, et il est impératif d'améliorer les moyens de soutien disponibles pour ces individus », a-t-il déclaré.
Cette situation met en lumière les défis que rencontrent souvent non seulement les anciens militaires, mais également les forces de l'ordre, qui doivent gérer des incidents potentiellement très dangereux tout en préservant la sécurité des civils.







