Une récente alerte a mis en lumière la présence d’une toxine, potentiellement responsable du décès de deux nourrissons, dans l’acide arachidonique (ARA), qui est souvent utilisé dans les préparations pour nourrissons. Dépourvu d’un moyen rapide de le vérifier, notre simulateur est à votre disposition pour inspecter la sécurité du lait donné à votre enfant.
Face aux rayons remplis de laits pour bébés, l’inquiétude des parents grandit. Ce week-end, certaines marques, comme Babybio, ont été ajoutées à la liste des produits rappelés, déjà composée de Guiguoz, Gallia, Blédilait, Picot et Nidal, à la suite de décès tragiques survenus en décembre et janvier, dont les causes sont désormais examinées par des enquêtes officielles.
Au centre de cette controverse, l’acide arachidonique (ARA) est soupçonné de contenir une toxine, la céréulide, qui engendre des symptômes graves tels que diarrhées et vomissements. Pratiquement tous les laits infantiles en poudre, destinés aux nourrissons depuis la naissance jusqu'à six mois, intègrent cet acide, bien que sa présence soit réduite dans les laits de 2e âge.
Vous vous demandez si le lait que vous avez acheté, ou que vous envisagez d'acheter, est touché par ces rappels ? Grâce à notre outil interactif, il est désormais facile de vérifier la sécurité des produits.
Bien que certains parents envisagent d’opter pour une alternative dépourvue d’ARA, cet acide est largement recommandé. Patrick Tounian, professeur de pédiatrie, insiste sur le fait que cet acide gras est crucial pour le développement cérébral des tout-petits, salivaient : « Si l’ARA n’est pas obligatoire, il est essentiel au même titre que le DHA, qui est également présent dans le lait maternel. »
« La céréulide résiste aux traitements antibactériens »
Le réseau de distribution a été mis en alerte, avec plusieurs usines ciblées. Des lieux comme Craon (Mayenne) pour Lactalis, Boué dans l’Aisne pour Nestlé, ainsi que d’autres sites de Danone, abritent potentiellement de telles contaminations. Quentin Guillemain, de l’Association des Familles Victimes du Lait Contaminé aux Salmonelles (AFVLCS), déclare que, étant donné que la céréulide résiste aux traitements antibactériens, il apparaît essentiel de retirer préventivement tous les laits issus de ces sites.
Une requête a été soumise pour un référé auprès du tribunal administratif afin de pousser à ce retrait des produits. Ce même groupe a vu le jour après qu’un nombre alarmant de nourrissons avait souffert de salmonellose liée à un lait contaminé de Lactalis. Quentin Guillemain montre une réelle préoccupation, partageant que des familles, inquiétées par l’affaire, manifestent des craintes réelles face à ces rappels, notamment celle d’un bébé hospitalisé en Charente-Maritime, qui avait consommé un lait dont la marque est concernée par le rappel. Alors que des retraits sont annoncés quotidiennement, il souligne que ces erreurs semblent être en voie de répétition, comparables à celles de 2017. Le ministère de l’Agriculture n’a pas encore pris position concernant ces préoccupations croissantes.







