Un combat pour la dignité : le sort des époux Jamois à Perpignan

Une famille déchirée : les Jamois luttent pour garder leur maison au cœur de l'inquiétude.
Un combat pour la dignité : le sort des époux Jamois à Perpignan
Perpignan (Pyrénées-Orientales). Dominique Chanteau (à gauche), l'un des 29 enfants élevés par les époux Jamois, soutient au quotidien le couple d'octogénaire, Annick et Yves, tous les deux malades. Assis derrière lui, l'avocat du couple, Me Codognès

Le 18 juin, l'avocat des époux Jamois conteste devant le tribunal administratif de Montpellier une donation faite à leur fille adoptive, Valérie, pour dénoncer une ingratitude inacceptable.

La situation des époux Jamois, 86 et 87 ans, est devenue de plus en plus précaire dans leur maison du quartier du Vernet à Perpignan (Pyrénées-Orientales). Après avoir appris que Valérie, leur fille adoptive installée au Mans (Sarthe), souhaite vendre la maison, les deux anciens, tous deux en mauvaise santé, sont à nouveau plongés dans l'angoisse.

En septembre dernier, le préfet des Pyrénées-Orientales, Pierre Régnault de la Mothe, avait choisi de ne pas faire appliquer un jugement d'expulsion, pour des raisons humanitaires. Ce refus de faire appel à la force publique a été perçu comme une décision audacieuse, contrastant avec l'attitude de son prédécesseur qui était en faveur de l'expulsion.

« Finir notre vie ici, paisiblement, sans être jetés à la rue »

« Nous avons peur qu'un jour, les policiers viennent et nous jettent dehors », confie Dominique Chanteau, également fils adoptif des Jamois et soutien indéfectible du couple. Le véritable dilemme se pose alors que le couple, après avoir élevé 29 enfants confiés par les services sociaux, aspire à vivre leurs derniers jours dans la tranquillité de leur foyer.

Annick, 87 ans, est clouée au lit à cause d’une maladie rare, tandis qu'Yves, 86 ans, souffre de plusieurs pathologies. « Nous voulons juste achever notre vie ici, loin de la rue », implore Yves, les larmes aux yeux.

Me Jean Codognès, l'avocat des Jamois, envisage une stratégie judiciaire afin d'annuler la donation faite à Valérie, qu'il juge « déguisée ». Selon lui, bien que Valérie soit officiellement propriétaire, les Jamois ont toujours payé les mensualités liées à leur maison. Il cite plusieurs décisions de justice pour défendre sa position sur l'ingratitude dont Valérie fait preuve envers ses parents adoptifs.

« Valérie agit sans prendre en considération ceux qui l'ont élevée et chérie », souligne Me Codognès tout en faisant appel à la notion d'ingratitude entre parents et enfants, un principe qui pourrait contribuer à inverser la courbe du litige. Le préfet a également annoncé qu'il présentera ses arguments devant le tribunal administratif, ajoutant une autre couche à ce conflit qui touche de nombreuses personnes. Malgré l'absence d'explications de l'avocate de Valérie, la communauté attend avec impatience les développements de cette affaire délicate.

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