La célèbre enseigne de fast-food, Quick, a lancé un concept controversé : le stand de sodas en libre-service, baptisé « DrinkQ Spot », qui sera installé dans tous ses établissements. Cette initiative, qui pourrait sembler attrayante, représente une réelle menace pour la santé publique en pleine lutte contre l'obésité.
Un service à emporter, mais à quel prix ?
Les clients de Quick recevoiront désormais un gobelet vide à remplir selon leurs envies avec des sodas, limonades ou de l'eau, le tout pour un prix modique. Ce système de consommation illimitée favorise le binge-drinking de boissons sucrées, alors même que la lutte contre le sucre se renforce.
Une pratique importée des États-Unis
Ce phénomène n'est pas nouveau : il fait écho à des habitudes rencontrées aux États-Unis, où l'épidémie d'obésité touche particulièrement les populations vulnérables. Offrir des sodas à volonté encourage les consommateurs à délaisser la modération et à s'habituer au goût sucré, quel que soit le type de soda, même s’il est light.
Les risques pour la santé publique
Si Quick ne fait pas figure de pionnier en France — KFC ayant déjà introduit le modèle — son initiative suscite une vive opposition parmi les nutritionnistes, qui mettent en garde contre la surconsommation de produits sucrés. Pour donner une idée des dangers, un litre de cola contient environ 20 morceaux de sucre, une réalité préoccupante, notamment pour les jeunes enfants qui sont souvent attirés par ces boissons.
Parallèlement, alors que de nombreuses études, comme celles publiées dans l’American Journal of Preventive Medicine en 2014, plaident pour une augmentation des prix des sodas afin de réduire leur consommation, Quick semble prendre une direction opposée. Cette approche soulève des questions quant à la responsabilité des grandes enseignes face aux enjeux de santé publique liés à l'obésité et au diabète.







