Avec la faible pluviométrie des derniers mois, associée à des vents secs et à une affluence croissante sur les plages, les risques de feux de forêt en Loire-Atlantique et Vendée sont devenus préoccupants. L'Office national des forêts (ONF) a déjà intensifié ses efforts préventifs.
En ce long week-end du 1er mai, la fréquentation sur le littoral devrait être élevée, augmentant ainsi les inquiétudes face aux incendies. La préfecture de Vendée a souligné qu'en avril, la pluviométrie était six fois inférieure à la normale. Un incident au début du mois à Soullans, où un feu de sous-bois a brûlé 3.000 mètres carrés, a marqué le début des alertes.
L'indice sécheresse est élevé
Pour Marine Renaudin, directrice de l'agence régionale de l'ONF, la saison des incendies a déjà débuté. "Nous avons signalé des feux, même si leur superficie reste modeste. Cela démontre que notre indice de sécheresse est critique," a-t-elle indiqué. Les conditions climatiques en ce moment sont idéales pour un départ de feu, avec un sous-bois sec et un vent de l'est qui exacerbent le risque.
Un nouveau territoire de feux
Marine Renaudin insiste sur les mesures de prévention essentielles : "Pas de feu en forêt, pas de barbecue et pas de cigarette en forêt." Elle ajoute que plus de 90% des incendies sont causés par des négligences, comme un mégot de cigarette jeté négligemment. Ce type de prévention reste encore peu ancré dans les mentalités, surtout dans des régions récemment touchées par ce type de catastrophes. "Nous sommes en période d'apprentissage face aux feux ; c'est un travail de sensibilisation qui reste à faire," a-t-elle conclu, faisant écho aux préoccupations croissantes des autorités et des citoyens.







