Ce 1er mai 2026 est marqué par de vifs débats autour de l’élargissement des secteurs autorisés à travailler durant cette journée fériée. Environ 100 000 manifestants sont attendus dans les rues pour célébrer la lutte pour les droits des travailleurs, avec des cortèges qui s'élancent dans les grandes villes, en attendant celui de la capitale.
"Pas touche à mon 1er mai" : c'est le mot d'ordre de cette journée. Les récentes semaines ont été marquées par des discussions intenses concernant l’ouverture de certains secteurs au travail le 1er mai. Une proposition de loi de Gabriel Attal, visant à permettre à certaines professions de travailler, avait été présentée début avril.
Devant l’opposition des syndicats et des partis de gauche, le gouvernement a finalement décidé de tempérer sa position, souhaitant donner plus de temps à la négociation sociale. De ce fait, les artisans tels que boulangers et fleuristes se retrouvent dans une incertitude persistante. Jean-Pierre Farandou, ministre du Travail, a déclaré cette semaine avoir demandé aux inspecteurs du travail de ne pas sanctionner les artisans, appelant à "l’intelligence collective", comme le rapporte Libération.
320 manifestations à travers la France
Cette journée est aussi synonymes de manifestations : 320 événements sont organisés dans tout le pays. Selon le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, un peu plus de 100 000 personnes devraient défiler. À Paris, le cortège prendra son départ de la place de la République à 14 heures pour rejoindre la place de la Nation.
Des manifestations ont également été lancées à Marseille, Bordeaux, Lille et Nantes, tandis que les premiers défilés à Lyon et La Réunion ont déjà débuté.
Olivier Faure enfariné
À Amiens, lors de la manifestation, Olivier Faure, le leader du Parti Socialiste, a été enfariné par deux individus masqués, dont l’un arborait des symboles communistes. Il défilait aux côtés de Frédéric Fauvet, le nouveau maire socialiste d'Amiens.
Revendiquer le pouvoir d'achat
En parallèle de la lutte pour un 1er mai chômé, les syndicats mettent l'accent sur le pouvoir d'achat, notamment à cause de l'augmentation des prix due aux tensions au Moyen-Orient. Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, doit prendre la parole à 13h30 à Paris pour évoquer des solutions, incluant des demandes de blocage des prix du carburant.
Les Écologistes se joignent également aux manifestations, appelant à une mobilisation massive sur les réseaux sociaux.
Gabriel Attal persiste et signe
Interrogé sur RMC, Gabriel Attal a exprimé son regret quant à la focalisation du gouvernement sur quelques secteurs comme les boulangers et fleuristes, rappelant qu'il n'avait jamais proposé de supprimer un jour férié. Il a souligné que son intention était de permettre à ceux qui souhaitent travailler ce jour-là de le faire, tout en respectant la loi.
RMC a également rapporté qu'un boulanger à Bourgoin-Jallieu a été verbalisé ce matin pour avoir ouvert son commerce, malgré l’accord pris avec le Premier ministre.
Réunion du Rassemblement national à Mâcon
Le Rassemblement national, quant à lui, organise une "Fête de la nation" à Mâcon, rassemblant environ 5 000 personnes pour écouter Marine Le Pen et Jordan Bardella, avec pour objectif de se positionner pour les futures élections.







