Que deviennent les animaux sur l'exploitation de cette agricultrice de 31 ans, disparue depuis près d'un mois à Saint-Étienne-de-Montluc ? Éleveuse de vaches nantaises, elle gère également une pension pour chevaux. Face à cette situation inquiétante, des agriculteurs voisins et amis ont facilement pris le relais.
La jeune femme de 31 ans a été décrite comme une bosseuse passionnée par ses animaux. Son exploitation, s'étendant sur 65 hectares, abrite des vaches nantaises, des moutons et une pension pour chevaux. Très active dans l'association "La vache nantaise", qui regroupe plus de 70 éleveurs, elle milite pour la préservation de cette race rustique.
Les membres de l'association ont rapidement réagi. Dans un post sur leur page Facebook, ils ont affirmé : "Les éleveurs locaux se sont mobilisés pour assurer le bien-être des animaux". Avant sa disparition, elle avait déjà commencé à mettre certains de ses animaux au pré, notamment les jeunes veaux nés en février. Les propriétaires des chevaux lui sont également venus en aide. Selon les informations recueillies par le reporter d'ICI Loire Océan, d'autres agriculteurs ont sorti les bovins de l'étable.
"Cette absence nous affecte tous"
Concernant la situation, l'association a exprimé son inquiétude : "Sa disparition est extrêmement préoccupante. Cette absence nous affecte tous... Nous gardons espoir". Ils ont aussi insisté sur l'importance de respecter les lieux de travail et les personnes qui continuent les activités quotidiennes. Une enquête pour enlèvement et meurtre a été ouverte, suite au départ en Algérie du compagnon de la jeune femme, accompagné de leur enfant de 15 mois.
Face à une telle tragédie, la solidarité dans le monde agricole de Loire-Atlantique se renforce, prouvant que la communauté est prête à tout pour le bien-être de ses membres.







