Souhaitant maintenir la santé des finances publiques, Sébastien Lecornu a présenté, ce mardi, des aides "ciblées" qui pourraient néanmoins susciter des déceptions auprès des professionnels concernés.
Faut-il voir le verre à moitié vide ou à moitié plein ? Le Premier ministre a révélé, le 21 avril, une série de mesures de soutien pour les secteurs touchés par la hausse des prix des carburants, provoquée par la guerre au Moyen-Orient. Ces aides, d'un montant total estimé à 180 millions d'euros pour mai, viennent s'ajouter aux premiers versements d'environ 150 millions d'euros effectués en avril.
Bien qu'il y ait des avancées, plusieurs représentants des secteurs concernés ont exprimé des réserves concernant les modalités mises en place par le gouvernement. Des infirmiers, se sentant "exclus du dispositif", aux transporteurs qui partagent leurs "grandes inquiétudes", ces professionnels souhaitent une assistance plus étendue.
Une aide jugée trop restrictive pour les "grands rouleurs"
Parmi les principales nouveautés, le dispositif d'aide pour les "travailleurs modestes grands rouleurs" pourrait toucher "pratiquement 3 millions de Français", comme l'a affirmé Sébastien Lecornu. Selon le ministre de l'Économie, Roland Lescure, les demandes devraient être ouvertes "d'ici la fin du mois de mai". Cependant, de nombreuses incertitudes persistent quant au bénéfice de ce dispositif par rapport aux besoins spécifiques des différents secteurs, notamment celui de la santé. La Fédération nationale des infirmiers a exprimé que les infirmiers à domicile sont "exclus du dispositif", et réclament "un carburant professionnel détaxé", à l'instar de ce qui est accordé aux agriculteurs ou aux pêcheurs.
"Il s'agit d'un mépris assumé envers 132 000 infirmiers libéraux."
Daniel Guillerm, président de la Fédération nationale des infirmiersdans un communiqué







