Alors que les prix du diesel et de l'essence dépassent 2 euros 30 le litre, un changement incontournable s'opère en Mayenne : les automobilistes abandonnent progressivement leurs véhicules thermiques au profit de modèles électriques.
Frédéric Landelle, un acteur clé du secteur automobile en tant que patron de la concession Bourny à Laval et co-président de Mobilians, constate ce phénomène avec enthousiasme. Selon lui, "les ventes de véhicules électriques connaissent une véritable explosion, notamment parmi les particuliers et les professionnels. Après des années d'évolution lente, on assiste aujourd'hui à un réel basculement vers l'électrique."
D’après la Dreal (Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement), l'électrique représente actuellement 22% des ventes de voitures neuves dans la région des Pays-de-la-Loire, affichant une hausse impressionnante de 75% en un an.
L'impact environnemental et économique de ce changement est palpable. Landelle souligne que bien que la demande en véhicules électriques ait toujours été présente, le marché était longtemps dominé par des modèles coûteux, inaccessibles à une large partie de la population. "Autrefois, ces véhicules étaient souvent perçus comme élitistes, mais le marché a évolué vers des options plus abordables, avec des prix autour de 15.000 à 20.000 euros, surtout avec les subventions gouvernementales", explique-t-il.
Au fil du temps, l'autonomie des véhicules électriques a également progressé, certaines batteries offrant aujourd'hui jusqu'à 600 kilomètres d'autonomie. Parallèlement, l'installation de bornes de recharge s'est multipliée. "Des bornes se trouvent partout maintenant, que ce soit dans les grandes villes comme Laval ou dans des zones plus rurales. Des supermarchés aux magasins de bricolage, la recharge est à portée de main," ajoute Landelle.
Ce virage vers l'électrique, en réponse à la crise énergétique actuelle, fait écho à la tendance observée par de nombreux autres acteurs du marché. Comme l'indique un rapport du Monde, d'autres régions françaises connaissent des dynamiques similaires, renforçant l'idée que l'avenir de la mobilité se dessine véritablement sous le signe de l'électrique.







