Une récente étude parue dans la revue Nature, relayée par France Inter, révèle que bien que la pollution lumineuse progresse mondialement, elle a diminué de 33% en France entre 2014 et 2022. Cette atténuation est notamment attribuée à une réduction de l'éclairage public.
Cela représente une avancée significative pour la faune sauvage et les insectes nocturnes. Les chercheurs, qui ont analysé 1,16 million de clichés pris par des satellites de la NASA, ont pu cartographier l'évolution de cette pollution à l'échelle globale durant la même période.
En Europe en général, la pollution lumineuse a diminué de 4%, mais la France fait figure d'exception avec une baisse de 33%. À l'opposé, la pollution lumineuse mondiale a augmenté de 16%, particulièrement dû à l'expansion urbaine rapide sur le continent africain ainsi qu'en Chine et en Inde.
Un tiers des communes éteignent les réverbères la nuit
L'étude souligne les résultats positifs des politiques françaises en matière d'éclairage public. Pour 2024, plus d'un tiers des communes françaises, telles que Gorron en Mayenne, éteindront leurs réverbères la nuit, allumant l'espoir d'un environnement nocturne mieux préservé. Depuis 2020, la lumière y est éteinte de 22 heures jusqu'au matin.
Cette initiative vise à protéger la faune nocturne, les insectes et améliorer la qualité du sommeil des habitants. L'association Agir pour l'environnement milite également chaque année, depuis 2009, pour une prise de conscience face à la pollution lumineuse et pour la protection de la biodiversité nocturne.







