Suite à la réincarcération de l’ancien maire d’Agde, Gilles d’Ettore, le maire actuel, Sébastien Frey, a enfin pris la parole. Le dimanche 25 janvier, il a adressé une lettre ouverte aux Agathois pour clarifier sa position au milieu de rumeurs et d’insinuations qui circulaient sur les réseaux sociaux.
"Je ne me suis jamais exprimé sur l’affaire judiciaire concernant Gilles d'Ettore," souligne-t-il en préambule de sa lettre. "J’ai observé avec consternation certaines réactions, y compris au sein du conseil municipal, qui, je le crains, portent atteinte à notre démocratie locale. J’ai décidé de garder le silence car je ne crois pas qu’il soit approprié de s’en prendre à un homme en difficulté, laissant à la justice le soin d’examiner ses actes.”
Une trahison qui pèse lourd
Sébastien Frey explique que ces deux dernières années, il a mis tous ses efforts pour rassembler l’équipe municipale, déplorant le comportement de personnes qu’il avait longtemps considérées comme partenaires de travail. "Il est douloureux de voir un ancien allié, avec qui j’ai collaboré sur tant de projets pour le bien des Agathois, perdre son chemin. Plus encore, je ressens une profonde tristesse face à la trahison ressentie par nos concitoyens, qui ont placé leur confiance en nous,” confie-t-il, visiblement ému.
Le maire rappelle qu’il s’est efforcé de protéger les habitants et l'institution contre des intérêts qui ne leur appartiennent pas. "Ma priorité a toujours été d'œuvrer pour le bien-être des Agathois, sans m’impliquer directement dans des querelles personnelles,” insiste-t-il.
Des éclaircissements nécessaires
Il souhaite apporter des clarifications concernant son intervention dans la procédure judiciaire entourant son prédécesseur. "Je n’ai été sollicité que deux fois : la première pour expliquer les modalités d’une vente de terrain, la seconde, suite à une convocation du SRPJ de Montpellier, concernant des allégations relayées par la presse. En tant qu'élu, il est de mon devoir de fournir des informations aux autorités quand elles le demandent,” précise-t-il.
Frey conclut en affirmant que depuis près de deux ans, Gilles d’Ettore était soumis à un contrôle judiciaire strict, un point que ses soutiens auraient dû comprendre. "Mon intention n’a jamais été de nuire à lui, mais sa situation actuelle est le résultat de ses choix. Je regrette d’observer l’attitude de ses proches, qui continuent à ignorer la réalité,” conclut-il, ferme dans ses convictions.







