Lors d'une interview au "20 heures" de TF1, Brigitte Macron a exprimé des regrets sincères concernant des déclarations qu'elle a faites plus tôt ce mois-ci. En réponse à des critiques suscitées par des propos jugés offensants à l'égard de militantes féministes, elle a déclaré : "Je suis désolée d'avoir blessé les femmes qui ont pu se sentir agressées ou choquées". Ce moment de repentir fait suite à une vidéo diffusée début décembre où elle qualifiait ces femmes de "sales connes" après qu'elles aient perturbé un spectacle de l'humoriste Ary Abittan.
Brigitte Macron a affirmé : "Je ne suis pas une femme mesurée", justifiant ainsi son tempérament parfois impulsif, qui peut prendre le dessus dans des moments de tension. Elle a précisé qu’elle n’est pas toujours en mode "épouse de président", affirmant qu'il y a des instants où son caractère naturel se manifeste.
Le 22 décembre, elle avait déjà tenu à clarifier ses propos sur les réseaux sociaux, soulignant qu'ils n'étaient pas destinés à être publics et étaient adressés à quelques proches. "Ce n'était absolument pas destiné à être public. Je suis désolée si j'ai blessé les femmes victimes, c'est à elles seules que je pense", a-t-elle ajouté. Son intervention révèle une vulnérabilité et une volonté de garder un lien authentique avec le public.
Ce type de déclaration n'est pas sans rappeler les tensions au sein du mouvement féministe et la sensibilité accrue autour des questions de genre en France. Selon un expert en communication, Julien Leclerc, professeur à l'Université de Paris, ces maladresses témoignent d'une complexité inhérente à la vie publique, où les mots peuvent avoir des conséquences profondes. "Les figures publiques doivent naviguer prudemment, car chaque déclaration est scrutée et peut être interprétée de diverses manières", a-t-il déclaré dans un entretien accordé à Le Monde.
Au-delà des mots, cet épisode soulève des questions cruciales sur la responsabilité des personnalités publiques et leur impact sur les mouvements sociaux. Les femmes qui se battent contre les injustices de genre attendent des réponses et des actions concrètes de la part de ceux qui occupent des positions de pouvoir.







