Dans la nuit du 4 au 5 janvier, un radar situé à Bagas, près de La Réole, a une nouvelle fois été victime de vandalisme. Ce dispositif de sécurité, essentiel pour la régulation de la vitesse sur une route à fort trafic, a été percuté, marquant ainsi le cinquième incident de ce type survenu en moins de deux ans.
Le maire de Bagas, Serge Issard, ne cache pas son désarroi face à cette situation. Il explique que, après avoir été entièrement détruit à la mi-novembre, le radar avait récemment été remplacé, mais était encore en attente de mise en service lorsqu'il a été à nouveau endommagé. Selon les premières analyses, il semblerait qu'un véhicule ait heurté le poste, laissant des traces sur le poteau. "Le mât a été incliné à 45 degrés", s'amuse-t-il avec une pointe de désespoir, soulignant le caractère répétitif de ces actes de vandalisme.
La fréquence de ces dégradations soulève des questions sur la sécurité des usagers. Le radar, qui joue un rôle crucial à un carrefour stratégique de la D670 reliant La Réole à Sauveterre-de-Guyenne, est censé garantir la sécurité des automobilistes. Cependant, la réaction des autorités reste timide face à ce phénomène inquiétant, témoignant d’un détachement troublant face à la dégradation des infrastructures publiques.
Des voix s'élèvent, y compris celle d'experts en sécurité routière, pour appeler à une réflexion sur des mesures plus efficaces : installation de caméras de surveillance ou renforcement des sanctions pour les actes de vandalisme. "Il est essentiel que des efforts soient faits pour protéger ces dispositifs et sensibiliser la population à leur importance", indique un spécialiste interrogé par Sud-Ouest.
Malgré les efforts de la municipalité pour faire face à ce fléau, les autorités locales constatent avec frustration que ces dégradations persistent. La situation à Bagas est symptomatique d’un problème plus large dont souffrent nombreuses communes françaises, où la sécurité routière est souvent mise à mal par des comportements irresponsables. Chaque nouvelle attaque sur ce radar n'est pas seulement une perte financière, mais surtout un affront à un enjeu vital : la sécurité des routes.







