Ce jeudi, la Cour de justice de la République a prononcé un non-lieu en faveur d’Aurore Bergé, mettant fin à une enquête sur de possibles faux témoignages au sujet de ses relations avec le secteur des crèches privées. La ministre a exprimé son soulagement, affirmant que "la vérité est enfin reconnue".
Un tournant décisif pour Aurore Bergé. Après plusieurs mois d’investigations, la Cour a conclu qu’il n’existait aucune preuve tangible que la ministre, responsable de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, avait menti sous serment face à l’Assemblée nationale. Selon les déclarations de HuffPost, l’affaire s’enracine dans un livre enquête de Victor Castanet, intitulé "Les Ogres", qui a mis en lumière les liens controversés entre la ministre et les crèches privées.
Au centre de la controverse se trouvait une audition parlementaire durant laquelle Aurore Bergé avait nié tout "lien personnel ou amical" avec Elsa Hervy, déléguée générale de la Fédération française des entreprises de crèches (FFEC). Pourtant, un message de la ministre, où elle qualifie la lobbyiste de "copine", a relancé les soupçons. Malgré ces revendications, la justice n’a pas retrouvé de preuves concrètes de relations personnelles (comme des dîners ou des vacances partagées) qui pourraient attester d’une proximité entre les deux femmes.
La fin d’une tempête médiatique
Fin mai, la position du procureur général, Rémy Heitz, avait déjà préfiguré cette décision en établissant que les investigations "n’ont pas prouvé la fausseté des déclarations d’Aurore Bergé". Soulagée, la ministre a rapidement déclaré qu’elle avait toujours agi avec "intégrité et droiture", réaffirmant son engagement pour une régulation accrue des organismes privés liés à la protection de l’enfance : "J’ai modifié la loi pour renforcer ces contrôles".
Dans le camp de la défense, l’heure est à la révolte après plusieurs mois de turbulences médiatiques. Son avocate, Me Jade Dousselin, a salué la décision judiciaire, affirmant que cela démontrait que sa cliente "a toujours dit la vérité". Face à ces accusations persistantes, le conseil de la ministre a indiqué qu'elle se réservait désormais le droit de poursuivre en justice ceux qui mettraient encore en doute son intégrité.







