L'élu du RN, Philippe Ballard, a proposé ce mercredi que Marine Le Pen joue un rôle significatif si Jordan Bardella accède à la présidence en 2027. Selon lui, elle « aura évidemment un rôle » à jouer, même suggérant qu'elle pourrait être « une tutrice ». Cela a soulevé des questions quant à l'avenir politique du RN et la place de Le Pen dans ce scénario.
La question de la place de Marine Le Pen en cas de victoire de Bardella soulève des enjeux complexes. D'une part, Le Pen fait face à des contraintes d'inéligibilité dans l'affaire des assistants d'eurodéputés, et d'autre part, Bardella doit gagner face à ses rivaux au second tour. Philippe Ballard, s'exprimant sur France Info, a partagé sa perspective, mais sa formulation a rapidement attiré l'attention sur les réseaux sociaux, suscitant une vague de critiques de la part des adversaires politiques et un certain malaise même au sein du parti.
Dans une tentative de clarifier ses propos, Ballard a affirmé qu'il ne voulait pas réduire le rôle de Le Pen à celui d'une simple « tutrice », mais plutôt reconnaître son influence historique dans la vie politique française. Toutefois, ses commentaires ont été largement relayés et moqués, mettant Le Pen dans une position délicate.
Marine Le Pen, consciente de l'impact de ces déclarations, a rapidement pris la parole sur LCI pour clarifier sa position. Elle a rejeté l'idée d'un rôle de tutrice, rappelant son propre parcours et la nature de son accession à la tête du RN. « Lorsque je suis devenue présidente, mon père aurait aimé garder son mot à dire, mais cela ne sera pas le cas avec Jordan », a-t-elle déclaré. Elle souhaite que Bardella soit « totalement libre » dans ses décisions, tout en précisant qu'ils maintiennent des discussions régulières.
Le Pen a également souligné la complémentarité qui existe entre elle et Bardella, tout en reconnaissant que l'expérience qu'elle a acquise au fil des ans est un facteur distinctif. « L’expérience ne fait pas tout », a-t-elle ajouté, faisant allusion à la situation actuelle du pays. Cette dynamique d'échange montre qu'en dépit des tensions, un lien fort demeure entre les deux dirigeants du RN.







