À moins d'une semaine de l'arrêt de la cour d'appel de Paris, qui décidera si elle pourra se présenter à l'élection présidentielle pour la quatrième fois, Marine Le Pen a déclaré mercredi dans un entretien accordé à LCI qu'elle n'a "pas peur" de ce qui l'attend.
"Quoi qu'il arrive, je ne disparaîtrai pas. Je continuerai à défendre mes idées avec vigueur", a affirmé la présidente du Rassemblement national, dans un extrait diffusé lors du journal de 20H00 sur TF1.
Après avoir été condamné en première instance à cinq ans d'inéligibilité immédiate pour détournement de fonds dans l'affaire des assistants parlementaires européens, Marine Le Pen attend le 7 juillet, jour de sa sanction, pour savoir si ce verdict sera confirmé. Les procureurs ont également requis trois ans de prison, dont un ferme avec bracelet électronique, ainsi qu'une amende de 100.000 euros.
Si la cour statue en faveur d'une peine d'inéligibilité dépassant deux ans, elle ne pourra pas se présenter à la présidentielle, laissant ainsi son dauphin Jordan Bardella, président du RN, porter les couleurs du parti.
"Cela ne dépend plus de moi", a reconnu Marine Le Pen, tout en affichant une sérénité manifeste. "Non, je n'ai pas peur. La peur est un sentiment qui ne m'est pas familier. Quand on se bat comme je l'ai fait, la peur n'a pas sa place", a-t-elle souligné. En effet, elle a déjà promis de faire campagne aux côtés de Jordan Bardella, peu importe l'issue du jugement.
Ce procès est d'une importance capitale non seulement pour Le Pen mais aussi pour l'avenir politique du Rassemblement national, qui pourrait voir son leadership se redéfinir en fonction de cette décision. Selon les analystes politiques, l'impact de cette situation pourrait être déterminant pour l'avenir du RN sur la scène politique française. Comme le souligne le quotidien Le Monde, "les enjeux de cette affaire transcendent la simple question d'éligibilité, elle remet en question la dynamique même du mouvement à l'approche des prochaines élections."







