Avec l'élection de Benjamin Moutet en mars dernier, certains soutien à la défusion pour la commune de Sainte-Suzanne espéraient une réévaluation de leur situation. Pourtant, comme son prédécesseur Emmanuel Hanon, Moutet n'a pas montré de volonté d'ouvrir le débat sur l'autonomie de la commune. Lors de leur rencontre le 20 mai, les partisans de la défusion ont été déçus de sa position ferme.
Le collectif J'aime Sainte-Suzanne, dirigé par Pierre Méliande, militait pour une "défusion fraternelle" et encadrait leur projet avec des promesses de coopération. Malheureusement, aucun engagement n'a été pris par le maire et son équipe. Ils affirment n'avoir aucune intention de lancer une étude sur la faisabilité du retour à l'autonomie, suscitant les critiques des défenseurs de la défusion qui accusent la municipalité de "diktat".
Les nouveaux élus, avec Claire Édon à leur tête, ont récemment remporté 78,25 % des voix pour le conseil consultatif, ce qui montre que la demande d'autonomie est toujours d'actualité. Malgré le refus du maire, le collectif continue de revendiquer son droit à une discussion approfondie sur le sujet.
À l'approche du conseil consultatif prévu le 22 juin, les partisans de la défusion entendent aborder le sujet lors des "questions diverses" en espérant que cet espace leur permettra de faire entendre leur voix. Les discussions sur ce thème restent tendues et complexes alors que la municipalité se montre peu réceptive.







