Plus de 800 établissements scolaires sont restés portes closes ce lundi en raison des températures élevées qui s’installent sur le pays. Le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, a appelé à faire preuve d'indulgence pour les parents qui pourraient choisir de garder leurs enfants à la maison. Pourtant, aucune limite de température n’a été définie pour justifier l’absence d’un élève en classe.
Avec la canicule qui s'annonce pour les jours à venir, le ministre a annoncé la fermeture de 845 écoles et collèges, tandis que 1800 autres établissements scolaires vont adapter leurs horaires afin de libérer les élèves dès le début de l'après-midi. Une situation qui pose question pour de nombreux parents.
Pour ceux dont l'école reste ouverte, une hésitation grandissante se fait sentir : envoyer leurs enfants ou non. Selon BFMTV, bien que les élèves de 3 à 16 ans aient une obligation d'école, les absences en raison de la chaleur ne sont pas prises en compte comme des raisons valables.
Il est bon de rappeler que des absences répétées sans justification peuvent engendrer des sanctions, avec une amende allant jusqu'à 750 euros. En cas de récidive, cette amende pourrait atteindre 30 000 euros, et même impliquer des peines de prison dans les situations extrêmes.
Une indulgence appréciée en période de crise
L'Observatoire national de la sécurité et de l'accessibilité des établissements d’enseignement reconnait les impacts des conditions thermiques sur la santé des élèves. Malgré cela, aucune mesure ne semble prévue pour interrompre les cours en cas de chaleur excessive. HuffPost souligne que le ministre a précisé que les écoles restent ouvertes car les autorités locales jugent ces décisions acceptables en matière de sécurité.
Édouard Geffray a insister sur le bon sens en ces temps difficiles, affirmant que les parents souhaitant garder leurs enfants à la maison durant cette canicule peuvent le faire sans sanction. Cette décision fait suite aux nombreuses critiques de la précédente vague de chaleur qui a révélé que 20 à 30 % des établissements en France sont mal isolés. L’adaptation des infrastructures aux conditions extrêmes reste donc une question urgente.
Alors que les températures continuent de grimper, parents et enseignants se retrouvent dans une situation délicate où la sécurité des élèves se heurte à l'inflexibilité de la loi sur l'absence d'école.







