En marge de l'édition 2026 de VivaTech et suite au récent G7, la ministre Anne Le Hénanff a mis en lumière les ambitions de l'Europe dans le développement de l'intelligence artificielle (IA). Interviewée le 18 juin sur Franceinfo, elle a affirmé que l'Europe a les capacités nécessaires pour établir sa propre filière d'IA, promettant ainsi une "IA à la française, à l'européenne."Pour découvrir l'intégralité de l'interview, visionnez la vidéo ci-dessous.
Alix Bouilhaguet : En ce matin centré sur l'IA, avez-vous effectué votre test de dépistage de drogue ?
Anne Le Hénanff : Pas encore. Cependant, avec l'événement VivaTech, il semble que ces tests s'appliquent principalement à mon cabinet.
Et pour les ministres aussi…
Effectivement, je m'y plierai, mais pour l'instant, mon attention est entièrement tournée vers le salon.
Sébastien Lecornu a responsabilisé les ministres à cet égard. Avez-vous déjà commencé à vous organiser ?
Non, je suis concentrée sur VivaTech, où l'Allemagne est notre pays d'honneur, mais je m'occuperai de cela plus tard.
Pensez-vous que cette mesure est bénéfique ?
Tout à fait. Au sein de mon ministère, il est primordial de maintenir un cadre de confiance, et la drogue n'a pas sa place là-dedans.
Le salon VivaTech, dédié à l'innovation technologique et aux startups, se déroule actuellement à Paris. Que répondez-vous aux Français inquiets face à l'intelligence artificielle, redoutant d'être dépassés par cette technologie ?
Je comprends leurs préoccupations. Toutefois, il est essentiel d’intégrer l'IA dans notre société. Si nous ne faisons pas cela avec une approche respectant nos valeurs européennes, d'autres nations, comme la Chine ou les États-Unis, nous devanceront. Nous avons la capacité d'établir une filière IA en Europe.
Je m'engage à sensibiliser le public pour qu'il comprenne que l'IA a le potentiel de transformer les métiers, mais aussi de libérer du temps précieux dans les tâches administratives lourdes.
D'après les chiffres, plus de 16 % des emplois en France sont exposés, touchant divers secteurs. Qu'en pensez-vous ?
Il est vrai que l'IA pourrait entraîner la disparition de certains emplois. Néanmoins, je crois fermement que cela va surtout révolutionner la manière dont ces métiers sont exercés. Ce travail incombe à nous, chefs d'entreprise, administrations et collectivités, de préparer cette transition.
Le salon met en avant l'intelligence artificielle, mais l'UE semble en retard face aux investissements des États-Unis. N'est-ce pas préoccupant pour l'avenir de la France ?
Absolument pas. Nous devons penser en tant qu'Européens et non tomber dans le piège de la fatalité. L'Europe possède des valeurs qui, contrairement à d'autres régions, orientent nos efforts vers un développement de l'IA éthique, environnemental et transparent, comme discuté lors du G7 numérique.
Nous travaillons activement à façonner une IA qui nous ressemble et qui place l'humain au cœur de son développement. Investir massivement dans nos startups et entreprises est crucial pour forger notre identité numérique.
Pour en savoir plus, visionnez la vidéo de l'entretien complet.







