Les députés ont approuvé, en première lecture et à l’unanimité, l’abrogation du Code noir et des textes régissant l’esclavage en France, le jeudi 28 mai.
Le 28 mai 2026, l’Assemblée nationale a validé à l'unanimité, lors d'une première lecture, une proposition de loi abrogeant le Code noir et tous les textes ayant légiféré l'esclavage dans les anciennes colonies françaises. Ces textes n'avaient jamais été formellement annulés après 1848.
Bien que les discussions aient parfois été animées, notamment concernant les réclamations de réparations, tous les groupes parlementaires ont soutenu la loi présentée par le député guadeloupéen Max Mathiasin (Liot). Après le vote, il a exprimé son émotion : « Un pas supplémentaire, un hommage aux hommes, femmes et enfants victimes de l'esclavage », recevant des accolades de ses collègues ultramarins dans l'hémicycle.
Cette décision, longtemps attendue, est saluée par de nombreux observateurs comme un acte de justice symbolique visant à promouvoir la réconciliation avec le passé colonial de la France. L'historien et spécialiste de l'esclavage, Jean-Marc Olu, a noté que « cette abrogation marque une étape cruciale vers la reconnaissance des injustices passées ». Les mouvements associatifs et les familles de victimes ont également exprimé leur satisfaction face à ce vote qui pourrait ouvrir la voie à des discussions plus larges sur les compensations.
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