Ce mardi à 17h30, les représentants syndicaux, y compris la CFDT, la CGT, FO, CFE-CGC et CFTC, seront reçus par le ministre de l'Économie, Roland Lescure, accompagné des ministres du Travail et de l'Énergie. Cette rencontre vise à discuter des "conséquences économiques de la guerre" au Moyen-Orient, comme rapporté par l'AFP.
"Il était temps !", a lancé Sophie Binet, la dirigeante de la CGT, qui appelle le gouvernement à des actions urgentes. Elle demande des mesures telles que le blocage des prix, l'augmentation du Smic et des salaires, notamment ceux des aides à domicile. La syndicaliste insiste également sur des réformes structurelles pour protéger les prix de l'énergie contre la spéculation et favoriser la décarbonisation des transports et de l'industrie.
Actuellement, le prix du gazole, carburant le plus utilisé en France, atteint 2,282 euros le litre en moyenne, une hausse significative par rapport aux 1,72 euro avant le conflit au Moyen-Orient, souligne des sources gouvernementales.
De nouvelles aides "ciblées" selon Sébastien Lecornu
Pour répondre à cette flambée, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré qu'il envisageait des aides "ciblées" pour les Français qui dépendent de leur véhicule, en annonçant que des propositions seraient formulées en début de semaine. "On ne laissera personne de côté, mais toutes les dépenses doivent être justifiées", a-t-il assuré.
Du côté de la CFDT, une demande a également été faite pour soutenir les secteurs les plus touchés par cette hausse, notamment les aides à domicile et les professions sociales, souvent en lien avec des travailleuses. Marylise Léon, dirigeante de la CFDT, a souligné qu'actuellement, les indemnités kilométriques ne couvrent pas même les frais d'entretien et de carburant.







