Le ministre de la Défense américain, Pete Hegseth, a annoncé le 2 avril le limogeage du général Randy George, chef d’état-major de l’armée de terre. Cette décision controversée est intervenue alors que les États-Unis sont engagés dans un conflit majeur au Moyen-Orient, ce qui a suscité de vives inquiétudes au sein des médias, notamment Politico.

Le général George, reconnu pour son rôle dans la guerre d’Afghanistan, était proche de Lloyd Austin, le premier ministre de la Défense d’origine africano-américaine, nommé sous l’administration Biden. Cette rupture de confiance est d'autant plus troublante que des tensions subsistent autour de la question de la diversité dans l'armée américaine, comme l’indique The New York Times.

“Un coup dur pour l’armée”

Ce limogeage fait suite à des conflits antérieurs entre Hegseth et George, en particulier concernant la promotion de quatre officiers de l’armée de terre, dont deux étaient des femmes et deux, des officiers noirs. Hegseth avait choisi de ne pas les inclure dans les nominations pour des grades supérieurs, une décision qui a suscité des questions sur un potentiel biais lié à l’origine ethnique ou au genre, souligne The New York Times. Ces tensions pourraient aggraver le moral des troupes alors que l'armée traverse une période délicate.

La réaction au Pentagone a été d’une hostilité marquée : de hauts responsables ont évoqué un "coup dur" pour une institution qui a déjà vu plusieurs officiers expérimentés écartés de leurs fonctions. En remplaçant le général George par le général Christopher LaNeve, proche de Hegseth, cette décision semble s'inscrire dans une stratégie visant à imposer un leadership plus aligné sur ses convictions, selon des sources militaires.