L’eurodéputée Insoumise Rima Hassan s’est retrouvée au cœur d’une controverse après avoir été placée en garde à vue jeudi, accusée d’« apologie du terrorisme ». Elle a finalement été libérée dans la soirée, bien que son témoignage continue de dominer l’actualité politique. Sa convocation pour un comparatif jugé le 7 juillet est un nouvel élément dans une affaire à rebondissements.
L’avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, a dénoncé ce vendredi la légitimité de cette garde à vue, la qualifiant d’« illégale ». Selon ses dires, les accusations qui pèsent sur son client sont basées sur des interprétations erronées et des intentions malveillantes. L’élue, âgée de 33 ans, a été de nouveau convoquée vendredi matin par la police judiciaire dans le cadre d’une autre enquête.
« Personne n’est dupe du caractère politique de cette affaire », a-t-elle réagi lors d’un point presse. Elle estime faire l'objet d'un « harcèlement judiciaire et politique » uniquement dû à ses opinions politiques. Des déclarations qui résonnent dans un contexte de tension politique exacerbé, comme l’a noté plusieurs analystes des médias français.
Référence à Kozo Okamoto
L’accusation repose sur une communication rapportant des propos de Kozo Okamoto, impliqué dans une attaque à l’aéroport de Tel Aviv en 1972. Le parquet de Paris, dans un communiqué, a mentionné que les actes attribués à Rima Hassan pourraient entraîner jusqu’à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende pour apologie de terrorisme, si les accusations s'avèrent fondées.
Me Vincent Brengarth a souligné que la publication de Hassan, qui était en réalité une simple citation, n’a jamais eu l’intention de provoquer ou de promouvoir une quelconque forme de violence. La défense a également noté que la citation avait été retirée dans un geste d’apaisement.
En parallèle, des substances liées à des drogues de synthèse ont été découvertes dans le sac de l’eurodéputée lors de son arrivée au commissariat. Selon le parquet, des analyses ont révélé des traces de CBD légal en France, ainsi que de la 3MMC (une drogue synthétique). Son avocat a rejeté la responsabilité de ces substances sur le vendeur, affirmant que Rima Hassan avait simplement acheté du CBD pour des raisons médicinales.
Ce nouvel épisode judiciaire est également lié à des plaintes déposées par endeux organisations juives, l’OJE et l’OJF, ainsi qu’une plainte d’extrême droite, le collectif Némésis. Rima Hassan, sur le réseau social X, a commenté que ces plaintes témoignent des tensions qui sous-tendent cette affaire.







