À l'approche de Pâques 2026, les clients de Laval semblent faire preuve de loyauté envers leurs chocolatiers locaux, malgré la hausse des prix du chocolat, qui a enregistré une augmentation moyenne de 4% cette année, comme l'indique une enquête de l'association UFC-Que Choisir. Sur une période de quatre ans, le prix du chocolat a grimpé de 36%. Cette hausse va de pair avec l'augmentation des prix des carburants, ce qui peut affecter le pouvoir d'achat de nombreux consommateurs.
Julie Loinard, gérante de la boutique "La Gourmandine", située rue des Déportés, a noté une légère baisse de la fréquentation comparée à 2025. Cependant, elle reste optimiste : "Ils font un peu plus attention, mais restent fidèles. Certains clients m'ont dit qu'ils viendraient plus tôt dans le mois une fois leurs salaires reçus. D'autres ajustent leurs budgets, achetant moins en quantité qu'auparavant", confie-t-elle.
Sons œufs et lapins en chocolat commencent à partir de cinq euros l'unité, et la période de Pâques représente environ 20% de son chiffre d'affaires annuel.
Des ventes étalées sur plusieurs semaines
Non loin de là, à la pâtisserie-chocolaterie "Au Petit Prince", la co-gérante Armelle Dufour exprime sa volonté de maintenir ses habitudes, déclarant : "Nous continuons notre production comme chaque année. Si les clients sont présents, nous le serons aussi. Sinon, ils viendront peut-être un peu plus tard".
Pour Armelle, la fréquentation est satisfaisante jusqu'à présent. Elle espère que la situation évoluera positivement dans les jours qui viennent : "Chaque année, Pâques n'intervient pas au même moment. Nous sommes en dehors des vacances scolaires, donc tant que les trois semaines suivantes ne sont pas écoulées, il est difficile de faire des prévisions. L'inflation pourrait pousser les gens à moins voyager et à dépenser davantage localement à Laval".







