Nadine Grelet-Certenais, ex-maire de La Flèche, ville dirigée par le Parti Socialiste depuis 1989, a officiellement déposé un recours en justice le 22 mars. Ce recours vise à faire annuler l'élection du candidat du Rassemblement National, qui a remporté le scrutin avec une marge de 133 voix.
Pour Romain Lemoigne, le nouveau maire RN, cette démarche est perçue comme une "ultime manœuvre de campagne". Sur ses réseaux sociaux, il affirme que cela s’inscrit dans une "attitude de mauvaise perdante", rappelant que son équipe a mené la campagne dans des conditions parfaitement loyales.
De son côté, Grelet-Certenais défend sa décision en affirmant : "Notre saisie du tribunal administratif n'est pas motivée par la rancœur, mais par le respect de la loi." Elle évoque des "irrégularités" survenant lors du scrutin, sans préciser exactement de quoi il s'agit.
Des irrégularités soulevées
Dans un communiqué transmis à l'AFP, elle a ajouté : "Il est fondamental que le tribunal puisse déterminer si ces irrégularités ont pu entacher le résultat de manière illégale." Le cabinet de l’avocat de l’ancienne maire, Me Philippe Bluteau, indique que des éléments comme la diffusion de fausses nouvelles peuvent justifier l'annulation d'une élection.
Un jeune maire avec des soutiens puissants
Âgé de seulement 25 ans, Romain Lemoigne a bénéficié du soutien actif de Marine Le Pen, qui s'est rendue à La Flèche le 12 mars pour le promouvoir. Ce jeune homme est également l'assistant parlementaire du député européen RN Philippe Olivier, un proche de Le Pen, illustrant ainsi les liens solides entre le RN et les notables locaux.
La Flèche avait été administrée par Guy-Michel Chauveau, figure socialiste, jusqu'en 2020, date à laquelle Nadine Grelet-Certenais avait été élue en première instance avec près de 70 % des voix, dans un contexte d'abstention notable dû à la pandémie de Covid-19.







