En Belgique, un fait divers surprenant a récemment retenu l'attention : deux hommes ont été arrêtés avec pas moins de 60 kg de chocolats volés dans leur véhicule. Lors de leur interpellation par la police le 2 août 2025 dans un parking de covoiturage à Aalter, les suspects ont tenté d'expliquer leur geste par une dépendance au chocolat, comme le rapporte l'agence Belga.
Ces deux individus, originaires de Géorgie, ont été repérés par un témoin alors qu'ils dérobaient des confiseries dans un magasin Aldi de Beernem. À la fouille de leur Ford Mondeo, les policiers ont découvert un impressionnant stock de 301 tablettes de chocolat, principalement de la marque Côte d'Or, mais aussi d'autres marques comme Milka et Kinder, pour une valeur totale de près de 1000 euros.
Selon les enquêtes, les deux hommes avaient parcouru de nombreux endroits à travers la Belgique, de la Wallonie à Bruxelles. Bien qu'ils aient reconnu avoir pratiqué des vols à l’étalage, l’origine précise de chaque chocolat n’a pas pu être déterminée. Lors de leur audience, leur avocat, Me Anthony Demol, a plaidé en faveur de ses clients, avançant que l'un d'eux, Rama I., est « accro au chocolat » et avait également l'intention de partager ces douceurs avec les enfants de son pays.
Déjà sans antécédents criminels, les deux suspects ont été condamnés à une peine de 15 mois de prison, dont 6 mois à purger. Ils devront également s'acquitter d'une amende de 800 euros chacun.
Chocolat : à quel point est-il addictif ?
Les débats autour de cette affaire soulèvent des questions franches sur la dépendance au chocolat. Des études montrent que les mécanismes neuronaux activés par cette gourmandise peuvent être similaires à ceux provoqués par des drogues. Dans ce sens, le médecin nutritionniste Franck Senninger a partagé son expertise auprès du Figaro, mentionnant que la consommation de chocolat libère de la dopamine, une hormone liée à la dépendance.
Cependant, il souligne que bien que certaines personnes ressentent une légère humeur maussade en l'absence de chocolat, cela ne s'élève pas à la gravité des addictions aux substances illicites. En effet, la frustration liée à un manque de chocolat, bien que désagréable, est plus gérable, suggérant que si une personne souffre réellement de cette absence, cela pourrait signaler un trouble comportemental alimentaire plus sérieux.







