Le parquet de Paris a annoncé le 13 février l’ouverture de cinq enquêtes visant des laits infantiles potentiellement contaminés par la toxine céréulide, une substance toxique produite par la bactérie Bacillus cereus. Les marques concernées par ces investigations incluent des géants du secteur comme Nestlé, Lactalis, Danone, Babybio et La Marque en moins.
Ces enquêtes ont été confiées au pôle santé publique du parquet et sont désormais gérées par l’Office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp) ainsi que la Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires (BNEVP). La procureure de Paris, Laure Beccuau, a expliqué que cette démarche fait suite à un nombre croissant de plaintes à travers le pays, ainsi qu'à la technicité des vérifications nécessaires, notamment en ce qui concerne les aspects réglementaires et de santé.
Les investigations, ouvertes initialement le 30 janvier, portent sur des infractions telles que la tromperie sur une marchandise susceptible de constituer un risque pour la santé humaine, ainsi que sur la négligence d'exploitants du secteur alimentaire dans le cadre des procédures de rappel de produits nocifs. Des violations potentielles de la réglementation en matière de sécurité alimentaire sont également passées au crible.
Des enquêtes parallèles sont également en cours dans d'autres régions, comme Angers, Bordeaux et Blois, suite à des incidents tragiques impliquant des nourrissons décédés ou ayant souffert de complications de santé. Ces enquêtes visent à établir un lien entre ces cas et la consommation de laits contaminés, comme l'indique le rapport d'France Info.
L’Association pour la santé des enfants (APS-Enfants) a exprimé sa satisfaction face à l'ouverture de plusieurs enquêtes, appelant à une démarche active pour mettre fin à ce qu'ils considèrent comme l’impunité des producteurs à travers un communiqué officiel.







