Kathryn Ruemmler, à la tête du département juridique de Goldman Sachs, a annoncé son départ, confirmé par la banque jeudi, après la mise en lumière de ses relations avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein dans des documents du ministère américain de la Justice. L’impact de cette affaire scandalise la finance.
Le départ de Ruemmler, effectif le 30 juin, a été interprété comme une nécessité pour préserver l'image de la banque, explique-t-elle dans une déclaration au Financial Times : « L’attention médiatique sur mon ancien rôle d’avocate privée pourrait nuire à la banque. »
David Solomon, le PDG de Goldman Sachs, a exprimé dans un communiqué son respect envers sa décision tout en remerciant Ruemmler pour « la qualité de ses conseils juridiques sur des sujets critiques pour notre institution. » Avant de rejoindre Goldman Sachs en 2020 en provenance de Latham & Watkins, Ruemmler avait occupé des postes prestigieux au sein du gouvernement Obama, y compris conseiller juridique à la Maison Blanche.
Un départ lié à des révélations embarrassantes
Les documents récemment dévoilés ont mis en exergue la proximité de Ruemmler avec Epstein, notamment par des échanges de courriels dans lesquels elle le surnommait « oncle Jeffrey ». Cette relation, bien que connue, a été aggravée par la publication de nouveaux éléments liés à l’affaire Epstein, suscitant une pression accrue pour son départ.
Les observateurs du milieu financier et médiatique s'accordent à dire que ce départ s’inscrit dans un contexte où la banque essaye de minimiser les dégâts d’un scandale déjà fortement médiatisé. Les experts estiment également que cette situation pourrait influencer d'autres firms à reconsidérer leurs liens avec des personnalités controversées.
Bien que Goldman Sachs ait initialement soutenu Ruemmler, une fois les nouveaux documents publiés, il est devenu inévitable que sa présence au sein de la banque soit remise en question. Selon le Wall Street Journal, elle était l’une des dernières personnes contactées par Epstein suite à son arrestation pour crimes sexuels en 2019.
Un commentaire anonyme d’un ancien collègue indique : « Il était évident que ce lien ne pouvait être ignoré plus longtemps. Son départ semble être un acte nécessaire pour préserver l’intégrité de Goldman Sachs. » En effet, la banque s'efforce de se distancier des implications d'une affaire qui continue de hanter de nombreuses personnalités publiques.







