Les États-Unis envisagent d'imposer aux voyageurs français de fournir l'historique de leurs réseaux sociaux des cinq dernières années pour obtenir une autorisation ESTA. Actuellement, cette mesure n'est pas encore appliquée : elle est toujours à l'étude et son adoption dépendra des décisions des autorités américaines. Pour l'heure, les procédures actuelles demeurent valables.
Le Département de la sécurité intérieure des États-Unis (DHS) et le Service des douanes et de la protection des frontières (CBP) ont fermé, le 9 février 2026, une période de consultation publique sur une proposition visant à réviser les informations requises des voyageurs dans le cadre du système d'autorisation ESTA.
L'ESTA (Electronic System for Travel Authorization) est un système électronique permettant aux ressortissants de 42 pays, y compris la France, de se rendre aux États-Unis sans visa pour des séjours de moins de 90 jours. Ce dispositif évalue le risque d'admission avant le départ, facilitant ainsi l'entrée sur le territoire américain.
La mesure envisagée fait suite à un décret exécutif promulgué en janvier 2025, dans un contexte de renforcement des contrôles d'entrée jugés nécessaires pour la sécurité nationale. Elle a suscité de vives réactions, notamment des spécialistes en droit du voyage, qui soulignent les implications sur la vie privée des voyageurs.
Les voyageurs doivent continuer de suivre les démarches actuelles
Selon cette proposition, les demandeurs d'ESTA pourraient prochainement être tenus de déclarer leurs identifiants sur les réseaux sociaux, englobant les cinq dernières années, ainsi que d'autres informations personnelles telles que leurs adresses email et numéros de téléphone. Cette prospective a soulevé des inquiétudes concernant la confidentialité et la gestion des données individuelles.
De nombreux voyageurs expriment leur mécontentement face à cette approche jugée intrusive, incitant à un débat public sur les enjeux de sécurité et de respect de la vie privée. Les autorités américaines n'ont pas encore communiqué de calendrier pour une potentielle mise en œuvre de cette règle. En attendant, il est prudent pour les futurs voyageurs de rester informés et de suivre les procédures actuelles prévues par l'ESTA.







