L’arrestation de Liam Conejo Ramos, un enfant de cinq ans, a résonné au-delà des frontières américaines. Ce petit Équatorien avait été interpellé à Minneapolis le 20 janvier, une image de lui, inhabituelle dans un bonnet et un cartable, bouleversant l'opinion publique. Heureusement, un juge américain a par la suite bloqué son expulsion, ainsi que celle de son père.
Mercredi, une centaine de personnes se sont rassemblées pacifiquement devant un centre de détention pour familles de migrants à Dilley, au Texas, pour protester contre cette situation. Les forces de l’ordre ont cependant réagi avec des gaz lacrymogènes, provoquant peur et confusion parmi les manifestants, rapportait l'AFP.
Les témoignages convergents, comme celui de James Castillo, un étudiant de 18 ans à Houston, soulignent l’ambiance de crainte actuelle : « Là où je vis, les gens ont peur. Je connais des gens qui ont été arrêtés, qui sont citoyens américains, qui ont été persécutés ». La récente politique migratoire, portée par l'administration Trump, exacerbe ce climat de tension. Les protestataires ont brandi des pancartes clamant : « L’ICE terrorise et criminalise les enfants » et ont appelé à l'abolition de cette agence.
Critiques visant Kristi Noem
La réaction des forces anti-émeutes s'est intensifiée lorsque des agents ont demandé aux manifestants de reculer. Des gaz lacrymogènes ont été tirés, ce qui a provoqué des irritations et des malaises parmi la foule. Un vidéaste de l'AFP n’a pas échappé à cette nouvelle escalade de violence.
Christina Morales, une élue démocrate présente sur place, a appelé à destituer la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, jugeant que sa gestion des politiques antimigrants est inadmissible. « Nous voulons que Kristi Noem fasse l’objet d’une procédure de destitution », a-t-elle insisté, dénonçant les actions de l'ICE. Son appel a trouvé un écho dans une désapprobation croissante vis-à-vis des méthodes d'intervention de la police.
En parallèle, à Minneapolis, la communauté est sous le choc après les meurtres de deux manifestants, Alex Pretti et Renee Good, abattus respectivement par la police aux frontières et l’ICE. Leur décès a soulevé une vague d’indignation à l’échelle nationale, mettant en lumière les tensions persistantes autour de la question migratoire aux États-Unis.







