À Rezé, situé au sud de Nantes, les résidents du quartier Blordière, en bord de Sèvre, voient de plus en plus souvent des sangliers s'aventurer dans leur environnement. Certains habitants sont frustrés de les voir endommager leurs pelouses. Dans une zone urbaine où les battues de chasse ne peuvent être organisées, la municipalité a opté pour l'installation de cages de capture pour tenter d'y remédier.
Un matin, Anita, une riveraine, a eu une surprise en sortant pour aller travailler : "Un sanglier était garé sur le parking de mon lieu de travail. À peine m'a-t-il aperçue qu'il a pris la fuite." Quant à Denis, il a croisé le chemin des sangliers en pleine journée : "Lors d'une promenade durant la neige, nous avons observé plusieurs sangliers s'amuser dans un champ voisin."
Les endroits les plus touchés semblent être La Marterie, une résidence comprenant trois immeubles, où les riverains espèrent moins de visites indésirables. Didier Coisy, vice-président du conseil syndical, déplore des rencontres fréquentes avec ces animaux : "La semaine dernière, j'en compte sept grâce aux vidéosurveillance, se promenant tranquillement dans la copropriété entre 23h30 et 2h du matin."
Les dégâts causés par ces visiteurs nocturnes se font sentir. La pelouse de la résidence est criblée de marques laissées par les sangliers. Malgré des efforts tels que le renforcement des clôtures, la situation persiste. Didier souligne également un risque plus alarmant : "Cette zone comportant un arrêt de bus et une piste cyclable, un sanglier peut facilement provoquer un accident sérieux." Michèle, résidant à proximité, partage son expérience d'une rencontre troublante : "Ma fille a eu peur quand un sanglier a traversé la route devant sa voiture à un carrefour."
Le défi principal à Rezé réside dans le fait que les battues sont interdites en milieu urbain. La maire, Agnès Bourgeais, a fait part de sa perception de la situation : "C'est un réel enjeu, l'incursion de la faune sauvage en milieu urbain, et nous sommes à la recherche de solutions concrètes. Le nombre de sangliers est en augmentation."
Prochainement, un louvetier posera des cages de capture
Didier Coisy, qui a alerté la mairie depuis deux ans, se montre sceptique quant aux actions entreprises : "La situation derrière nos grillages est déplorable. Les branches jonchent le sol, et aucune vraie intervention n'a eu lieu jusqu'à présent. Nous attendons des actions concrètes en plus des promesses."
Récemment, la Ville de Rezé a décidé d'installer des cages de capture. Cela sera effectué par un lieutenant de louveterie, bénévole en poste : "Nous avons prévu des interventions suite à de multiples signalements, notamment près du quartier Blordière.", a déclaré la préfecture de Loire-Atlantique.







