L'élection de Donald Trump à la Maison Blanche, qui a eu lieu le 20 janvier 2025, a marqué le début d'une période de division accrue au sein des États-Unis. Un an après son retour au pouvoir, les tensions culminent, notamment à Minneapolis, où des manifestations éclatent suite à des opérations de la police fédérale de l'immigration (ICE) qui divisent les citoyens. Le tragique événement de la mort de Renee Good, abattue par un agent de l'ICE, a exacerbé les tensions entre partisans et opposants de la politique d'immigration de Trump. D'un côté, ses soutiens évoquent une légitime défense, tandis que d'autres dénoncent une bavure policière, soulignant les dérives potentielles d'une politique perçue comme brutale.
Une enquête révélée par Le Monde montre que 82 % des électeurs américains ont visionné la vidéo de l'incident. La réaction des électeurs est fortement polarisée : 77 % des républicains considèrent le tir comme justifié, alors que 92 % des démocrates le jugent injustifiable. D'ailleurs, pour la première fois, un sondage a révélé que le nombre d'Américains souhaitant la suppression de l'ICE (46 %) dépasse ceux qui y sont opposés (43 %).
L'écueil des élections de mi-mandat
Malgré des résultats notables dans la lutte contre l'immigration, une priorité affichée de Trump, son administration fait face à un risque accru de perdre sa majorité au Congrès lors des prochaines élections de mi-mandat, comme le signale une récente analyse de The New York Times. La fermeture presque hermétique de la frontière avec le Mexique et les expulsions massives de migrants – près de 400 000 en 2025 – semblent n'avoir que peu d'impact sur le mécontentement croissant au sein de la population, notamment sur la question de l'économie. Les électeurs s'inquiètent de l'inflation persistante et d'un chômage qui atteint des sommets inédits, provoquant des doutes sur sa capacité à maintenir le statut de sauveur de la classe ouvrière.
Selon un sondage de Pew Research, seulement 36 % des Américains approuvent la gestion de Trump, un chiffre historiquement bas comparé aux présidents précédents. Les dissensions au sein du Parti républicain commencent à émerger, des élus critiquant ouvertement la manière dont Trump gère des affaires internes, notamment ses conflits avec la Réserve fédérale. Ces tensions sont d'autant plus remarquables après les récentes élections locales remportées par les démocrates, qui ont été interprétées comme un avertissement fort pour l'administration.
Un avenir incertain
En somme, un an après son retour, la démocratie américaine semble à un carrefour critique. Les défis économiques et sociaux affûtent les tensions, et l'opinion publique se divise avec une intensité sans précédent. Trump continue d'incarner l'espoir pour certains, mais son approche actuelle pourrait bien lui coûter sa majorité au Congrès s'il ne parvient pas à restaurer la foi du peuple en sa capacité à transformer leur quotidien.







