La Cour pénale internationale (CPI) a récemment mis en lumière des faits alarmants concernant la situation au Darfour, où les Forces de soutien rapide (FSR) seraient au cœur de violences massives contre les communautés non arabes.
Dans un rapport transmis au Conseil de sécurité des Nations unies, la procureure adjointe, Nazhat Shameem Khan, a décrit « des massacres systématiques et des tentatives délibérées de dissimulation des crimes », en indiquant que des fosses communes étaient aménagées pour étouffer les preuves des atrocités. Les enquêtes révèlent une campagne violente, notamment à El-Facher, où l'on estime que jusqu'à 15 000 civils ont été tués, surtout parmi l'ethnie Masalit, comme l’indique un rapport de Le Monde.
Des images collectées durant l'enquête montrent des membres des FSR « célébrant des exécutions et profanant des corps », ajoutant une dimension insupportable à cette situation déjà tragique.
Khan a averti que ces violences, décrites par certains observateurs comme « des tortures collectives », continueront tant qu'un sentiment d'impunité persiste. « L'absence de justice laisse la porte ouverte à de nouveaux crimes », affirme-t-elle, exhortant les autorités soudanaises à coopérer pour l'arrestation de personnalités fichées par la CPI, notamment l'ancien président Omar Al-Bachir.
Le contexte de cette tragédie s'inscrit dans une guerre sanglante qui oppose l'armée soudanaise aux FSR depuis avril 2023, une situation ayant causé des dizaines de milliers de morts et le déplacement de plus de 11 millions de personnes. Selon l'ONU, cela constitue « la pire crise humanitaire au monde ».
La communauté internationale se mobilise pour faire pression sur les autorités soudanaises, alors que des experts affirment que sans intervention rapide, les atrocités risquent de se poursuivre. BBC a récemment rapporté que la situation au Darfour pourrait s'aggraver encore, rendant nécessaire une action immédiate pour mettre fin à ce cycle de violence.







