Dans une déclaration pour le moins provocatrice, le président américain Donald Trump a laissé entendre qu'il pourrait imposer des droits de douane de 200 % sur les vins et champagnes français. Cette menace survient alors qu'Emmanuel Macron a décliné l'invitation de Trump à rejoindre un nouvel organe, le "Conseil de paix", que le président américain cherche à établir en concurrence avec l'ONU.
Trump a déclaré à des journalistes en Floride : "Je vais mettre 200 % de droits de douane sur ses vins et champagnes. Et il y adhérera. Mais il n'est pas obligé d'y adhérer." Cette déclaration a immédiatement suscité des réactions en France, où les producteurs de vin s'inquiètent des conséquences économiques potentielles sur un secteur vital pour l'économie nationale.
L'entourage d'Emmanuel Macron a rapidement réagi, affirmant que la France “n'entend pas donner suite favorable” à cette invitation à intégrer le Conseil. Cette réponse de l'Élysée souligne les tensions croissantes entre les deux nations, exacerbées par des questions commerciales et diplomatiques.
Les experts, tels que l'économiste Jean-Marc Ayrault, affirment que ces droits de douane pourraient avoir un impact désastreux sur l'industrie viticole française déjà fragilisée par la pandémie. "Les vins français sont synonymes de savoir-faire et d'excellence. Une telle décision pourrait faire perdre à la France des parts de marché cruciales sur le marché américain", explique-t-il.
De nombreuses personnalités politiques françaises expriment également leur inquiétude. L'ancien ministre de l'Agriculture, Stéphane Travert, a déclaré : "La viticulture française ne devrait pas être un instrument de pression politique. Les droits de douane sont un moyen de nuire à notre patrimoine."
Alors que la situation se développe, les acteurs du secteur vinicole scrutent de près l'évolution des relations franco-américaines. Cette menace de Trump pourrait être le signal préalable d'un conflit commercial, qui, selon les analystes, pourrait nuire non seulement aux producteurs français, mais également aux consommateurs américains, qui pourraient voir les prix de leurs vins préférés grimper.







