Les médiateurs qataris et pakistanais ont annoncé le retour des négociations entre Téhéran et Washington, programmé immédiatement après les obsèques de l'ayatollah Ali Khamenei. Ce dernier, tué lors d'une offensive israélo-américaine, a vu ses funérailles débuter ce samedi, s'étalant sur six jours, comme le rapportent des sources diplomatiques.
Ces discussions visent à établir une paix durable en s'attaquant aux questions sensibles telles que le détroit d'Ormuz et le programme nucléaire iranien. Selon les ministères des Affaires étrangères du Qatar et du Pakistan, de « bonnes avancées » ont déjà été signalées lors de récentes rencontres à Doha entre les négociateurs des deux pays.
Les pourparlers, initialement prévus dans un délai de 60 jours, ont été prolongés par des discussions supplémentaires sur un accord signé le 17 juin dernier. Ce texte prévoit un canal de communication pour signaler les violations éventuelles, tout en permettant à l'Iran d'accéder à certains de ses avoirs gelés au Qatar, selon l'agence officielle iranienne IRNA.
Le président américain, en exprimant son optimisme face à ces réunions, a déclaré que la dénucléarisation de l'Iran progressait bien. Toutefois, la persistance de tensions autour du nucléraire et des droits de passage dans le détroit d'Ormuz soulève des inquiétudes. Le commandement américain au Moyen-Orient (Centcom) a réaffirmé son engagement à garantir la sécurité maritime, contrairement aux revendications iraniennes sur cette voie stratégique.
Les obsèques de Khamenei promettent d'attirer des millions de personnes à Téhéran, avec des prévisions de 15 à 20 millions de participants. Le lieu de cérémonie, la Mosalla, ornée de portraits géants, témoigne de l'impact profond de ce leader sur la République islamique d'Iran, qu'il a dirigée pendant près de 37 ans.
Les négociations de paix ne se limitent pas à l'Iran et aux États-Unis. Dans le présent contexte, le Liban se trouve également en première ligne des tensions régionales, avec un récent accord-cadre signé entre Israël et le Liban, visant à établir une « paix durable » dans la région. Cependant, la situation reste tendue, notamment à cause des réticences du Hezbollah, qui refuse de se désarmer.
Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien a déclaré que la sécurité dans la région serait assurée uniquement par un respect mutuel des souverainetés, et non sous la domination militaire américaine. Ainsi, la voix de l'Iran se renforce haut et fort sur la scène internationale.







