Robert Brovdi, à la tête de l'unité de drones ukrainienne, a révélé que l'idée d'attaquer Moscou le 9 mai avait été abandonnée. Cette décision répondait à des considérations stratégiques plutôt que symboliques.
Le défilé du 9 mai, présidé par Vladimir Poutine, s’est déroulé sans incidents notables, malgré un renforcement des défenses russes face à la menace d’une attaque aérienne.
Dans une interview accordée au Guardian, Brovdi a évoqué la décision de ne pas cibler la capitale russe, affirmant : « Pourquoi gaspiller des drones sur ce grand mur ? », en référence aux mesures de sécurité accrues à Moscou.
Priorité aux cibles vulnérables
Le commandant des « Oiseaux de Madyar » a souligné que frapper la capitale lors du défilé aurait offert une portée symbolique, mais il a insisté sur l'importance de viser des cibles plus sensibles. « L'idéal serait de frapper le secteur énergétique ou l'armée, en périphérie », a-t-il affirmé au quotidien britannique.
Dans ce contexte, Donald Trump a annoncé, juste avant le défilé, un cessez-le-feu de trois jours entre l'Ukraine et la Russie, initiative qui a reçu l'approbation du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
Ancien négoce de céréales, Robert Brovdi a pris la tête des Forces de systèmes sans pilote ukrainiennes. Sa stratégie a mené à des frappes profondes en Russie, ciblant des infrastructures clés telles que ports, raffineries et usines de missiles.
Brovdi estime que les drones sont responsables de 80 % des destructions infligées à l'ennemi, rendant obsolètes les assauts traditionnels. « Cela affaiblit la capacité de combat russe, avec des pertes estimées entre 30 000 et 34 000 soldats par mois », a-t-il ajouté.
Cependant, malgré sa confiance dans la supériorité aérienne ukrainienne, Brovdi reconnaît qu'une résolution immédiate du conflit reste « improbable ».







