Dans un moment d'émotion, l'écrivain a partagé son intention, mais le 8 mai, il a fait machine arrière en déclarant qu'il restait en France. "Je suis français de nationalité", a-t-il rappelé, lors d'une interview accordée à Ouest-France.
"C'était un coup de colère", a-t-il justifié, évoquant ses précédentes déclarations faites à l'Académie royale de Belgique.
Fin avril, Boualem Sansal avait exprimé des sentiments d'exaspération envers la France : "La France, c’est fini pour moi. Il me reste quelques mois à tirer dans ce pays. Puis, je me tire", confiait-il à l'AFP. Son ressenti avait même été partagé dans un entretien avec Le Figaro, où il évoquait des attaques récurrentes contre sa personne.
Dans cette même analyse, il dénonce des insultes émanant de «une poignée d'oligarques de la pensée» qui nuisent à sa liberté d'expression, le comparant à une situation plus difficile qu'en Algérie.
Boualem Sansal, l'homme à abattre
Dans son entretien, Sansal explique que ses propos précédents étaient empreints de colère. Face à l'idée d'un départ, il répond : "Pas du tout! Jamais de la vie!". Conférant avec des citoyens dans la rue, il se sent soutenu et croit que son incarcération a profondément touché le public français.
«Je crois que mon incarcération a beaucoup touché les Français», a-t-il ajouté.
Il se perçoit désormais comme «l'homme à abattre», affirmant être «traîné dans la boue» par les médias. Il s'interroge également sur la cabale orchestrée suite à son départ de Gallimard pour Grasset, un sujet qu'il promet d'aborder dans son prochain livre.
Sansal ne devient pas sectaire dans ses échanges et affirme dialoguer avec toutes les tendances politiques, même avec des figures controversées. Il cite Philippe de Villiers comme un grand ami avec qui il maintient un lien régulier.
Cette situation soulève des questions plus larges sur les tensions idéologiques en France, reflétant des périodes délicates que traversent de nombreux citoyens. Pour une compréhension approfondie, il est important de suivre l'évolution des discours publics et privés autour de l'identité nationale et de la liberté d'expression.







