Alors qu'une trêve de trois jours, orchestrée par Donald Trump, a été initiée ce samedi, les forces ukrainiennes et russes se renvoient déjà des accusations d'infractions sur le terrain. Un rapport émanant du bureau de l'état-major ukrainien souligne que "plus de 51 attaques ont été remarquées depuis le début de la journée". Ce décompte inclut 44 drones lancés par la Russie au cours des 18 dernières heures, bien que ce chiffre représente le point le plus bas en termes d'activité aérienne depuis plusieurs mois.
En revanche, le ministère russe de la Défense a déclaré que "malgré le cessez-le-feu, des milices ukrainiennes ont mené des offensives utilisant des drones et de l'artillerie contre nos positions", sans fournir de chiffres précis. Les bilans humains sont tragiques : des frappes de drones russes auraient causé deux décès et trois blessés dans les zones de Zaporijjia et de Dnipropetrovsk, alors qu'un drone ukrainien a blessé trois personnes à Belgorod, selon les autorités russes.
La situation est explosive, surtout après deux tentatives de trêve, ukrainienne puis russe, qui se sont soldées par des échecs cette semaine. Vendredi soir, Donald Trump a annoncé la trêve, qui devait débuter le lendemain. Sur son compte Truth Social, il a exprimé l'espoir que cela marque le commencement de la fin d'une guerre interminable, tout en précisant que l'accord incluait un échange de 1 000 prisonniers de chaque côté.
Un conseiller du Kremlin, Iouri Ouchakov, a toutefois tempéré les espoirs de prolongation de la trêve, précisant qu'aucun accord n'avait été établi à cet effet. Alors que les accusations fusent, tant à Kiev qu'à Moscou, les perspectives de paix semblent plus incertaines que jamais.







