Vendredi, Donald Trump a annoncé un cessez-le-feu de trois jours, allant du 9 au 11 mai, entre l’Ukraine et la Russie. Pourtant, cette trêve a rapidement été mise à mal. Samedi, les deux nations s'accusaient de part et d'autre de violer les conditions de cette pause militaire.
L’état-major ukrainien a rapporté un chiffre alarmant : « 51 attaques menées par l’agresseur ont été comptabilisées dès le début de la journée ». En parallèle, l’aviation ukrainienne a signalé que la Russie avait lancé 44 drones, un chiffre qui représente le taux le plus bas depuis plusieurs mois.
Du côté russe, le ministère de la Défense a rétorqué que « malgré la déclaration du cessez-le-feu, des forces ukrainiennes ont utilisé drones et artillerie pour attaquer nos positions », bien que le nombre exact d’attaques n'ait pas été précisé.
Des victimes ont été recensées des deux côtés. En Ukraine, des frappes de drones russes ont causé la mort de deux civils et blessé trois autres à Zaporijjia et Dnipropetrovsk, selon des sources locales. Pendant ce temps, la région de Belgorod, en Russie, a subi l'impact d'une attaque de drones ukrainiens, faisant trois blessés, d'après les déclarations du gouverneur régional, Viatcheslav Gladkov.
« Le début de la fin de la guerre »
Ce cessez-le-feu survient après des tentatives infructueuses de trêves, ukrainienne puis russe, cette semaine. Dans un message publié sur sa plateforme Truth Social, Trump avait exprimé son espoir que ce cessez-le-feu soit « le début de la fin d’une guerre très longue », précisant qu’il serait accompagné d’un échange de 1 000 prisonniers pour chaque pays.
Néanmoins, Iouri Ouchakov, conseiller du Kremlin, a souligné que rien n’indiquait que cette trêve allait être prolongée, laissant planer des doutes sur la durabilité de cette accalmie. Selon les reports de France24, ces tensions soulignent la volatilité de la situation dans la région et la nécessité d'engagement diplomatique pour éviter une escalade supplémentaire.







