La société nationale de l'énergie, Petróleos Mexicanos (Pemex), a confirmé ce 16 avril sa culpabilité dans un important déversement de pétrole qui a touché les plages du golfe du Mexique. Ce déversement, survenu en mars, a d'abord été attribué par les autorités mexicaines à un dégazage illégal d'un navire ou à des fuites naturelles d'hydrocarbures.
Cependant, Víctor Rodríguez, le directeur de Pemex, a admis qu'une fuite sur un oléoduc était responsable des nappes de pétrole signalées sur une distance d'environ 600 kilomètres. "Des scientifiques, réunis par la présidente Claudia Sheinbaum, ont établi un lien direct entre cette pollution et les installations de Pemex", a-t-il déclaré.
Trois responsables sous enquête
Rodríguez a également indiqué que trois responsables locaux, qui n'ont pas signalé l'incident à temps, étaient en cours de licenciement. Il a lancé une enquête interne suite à cette situation, soulignant avoir découvert plusieurs irrégularités, y compris une "perte d'intégrité mécanique" sur un oléoduc.
La fuite a été "systématiquement minimisée par les équipes opérationnelles", et la vanne pour arrêter l'écoulement n'a été fermée que huit jours après l'alerte, a-t-il ajouté, tout en mentionnant qu'une plainte pénale avait été déposée pour cette négligence.
Ce déversement soulève des préoccupations environnementales importantes dans la région, déjà en proie à des défis liés à la pollution. La communauté locale et les écologistes demandent des actions immédiates pour éviter de futurs incidents. Selon un rapport de Greenpeace, la fréquence et la gravité des déversements de pétrole dans la région augmentent, exacerbant les problèmes déjà visibles sur la biodiversité marine.
Il est nécessaire que Pemex prenne des mesures correctives significatives pour restaurer la confiance et protéger l'écosystème fragile du golfe du Mexique.







