La France salue avec prudence l'annonce d'un cessez-le-feu au Liban. « C'est une bonne nouvelle », a déclaré l'Élysée, tout en soulignant la nécessité d'une vérification sur le terrain.
Ce jeudi, Donald Trump a confirmé que le président libanais Joseph Aoun et le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou étaient parvenus à un accord pour un cessez-le-feu de dix jours à compter de 17h00, heure de Washington, soit 23 heures en France. Le président américain a commenté : « J'ai eu d'excellentes conversations avec le président Aoun et le Premier ministre Netanyahou. Ils s'engagent à débuter officiellement un cessez-le-feu de dix jours. »
La France, bien que satisfait de cet accord, reste attentive à la situation sur le terrain, qui demeure instable. Des rapports indiquent que dans le sud du Liban, notamment à Tyr, un convoi humanitaire organisé par l'association SOS Chrétiens d'Orient a rencontré des difficultés pour livrer des fournitures essentielles à des familles chrétiennes malgré les bombardements et les ordres d'évacuation de l'armée israélienne. Ce convoi, dirigé par Thibault Wallet et escorté par l'armée libanaise, était muni de toutes les autorisations nécessaires.
En revanche, le Hezbollah se montre hostile à ces négociations, accusant le gouvernement libanais de commettre une « grave erreur ». Le député du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a exprimé ses préoccupations à l'AFP, appelant le Liban à cesser de faire des « concessions gratuites » envers les États-Unis et Israël.
Malgré ce climat de méfiance, de nombreux observateurs espèrent que cet accord de cessez-le-feu pourra poser les bases d'un dialogue plus approfondi, favorisant la paix entre les deux nations. L'avenir reste incertain, et seule l'évolution des événements sur le terrain déterminera si cet accord pourra prendre effet.







