Lors d'un entretien très animé diffusé sur Complément d'enquête le 16 avril, Jack Lang a répondu au sujet de ses liens supposés avec le criminel sexuel américain Jeffrey Epstein, dont le nom apparaît plus de 673 fois dans les documents judiciaires récemment publiés par les États-Unis.
Lang, ex-ministre de la Culture, a qualifié les accusations le visant de "campagne de calomnies", déclarant que cette situation avait trop duré. "Ras-le-bol, ras-le-bol, ras-le-bol !" s'est exclamé le politique de 86 ans, affirmant qu'il ne souhaitait même pas visionner le reportage avant son interview. Il considère cette situation comme une répétition sans fin de "stupidités" et "mensonges".
Une simple "connaissance"?
Jack Lang a été clair dans ses propos, précisant que Jeffrey Epstein "n'était pas un ami", mais seulement une "connaissance". Il a assuré n'avoir rencontré Epstein qu'une ou deux fois par an, et toujours "très rapidement". Ce témoignage contredit certaines déclarations de l'ex-trafiquant sexuel qui avait qualifié Lang de "très bon ami" dans des échanges.
Lang a également été interpellé sur un message d'Epstein indiquant à Caroline Lang qu'il se sentait "faire partie de la famille". Sur cette question, l'ex-ministre s'est défendu en affirmant que "chacun a le droit d’écrire ce qu’il veut", insistant sur le fait qu'il n'avait jamais accueilli Epstein chez lui.
Des accusations financières
Concernant les allégations de liens financiers entre lui, sa famille et Epstein, Lang a catégoriquement rejeté toute implication. "Je n’ai pas reçu un centime de cet homme," a-t-il déclaré, se désignant comme un "homme de culture" plutôt que de profit financier. La situation est d'autant plus délicate qu'une enquête préliminaire a été ouverte par le parquet national financier sur des soupçons de "blanchiment de fraude fiscale aggravée".
Les questions sur ses liens avec Epstein ont mis Lang dans une position défensive, surtout lorsqu'il s'agit des rapports entre son époux et sa fille Caroline avec le financier. Lang a justifié sa confiance envers sa fille, bien qu'il ait été incapable d'expliquer certains aspects de leurs échanges.
Une décision controversée
La conversation a aussi porté sur sa récente démission de l'Institut du monde arabe. Il a déclaré que son départ n'était en aucun cas un aveu de culpabilité, mais une mesure pour éviter que l'institution ne soit "ternie". Selon lui, il a reçu le soutien d’Emmanuel Macron, qui a salué son engagement dans la culture.
Enfin, la tension a monté lorsque le journaliste a évoqué des présentations qu'il aurait pu faire entre Epstein et d'autres politiciens français. "Ça suffit maintenant ! Je ne suis pas un intermédiaire ! Je suis responsable de mes actions !" a-t-il affirmé. En conclusion, il a reconnu avoir "peut-être fait une connerie" en acceptant de participer à l'émission.







