Un cessez-le-feu de dix jours entre Israël et le Liban, décrété par le président américain Donald Trump, a commencé vendredi matin. Toutefois, l'armée libanaise a rapidement exprimé des préoccupations face à plusieurs violations israéliennes.
Entrée en vigueur à minuit heure locale (21H00 GMT jeudi), cette trêve succède à un mois et demi de conflits entre Israël et le Hezbollah. Dans le sud de Beyrouth, des célébrations ont suivi l'annonce, des habitants agitant le drapeau jaune du Hezbollah, symbole de leur résilience.
Des témoignages rapportent que de nombreux Libanais, comme Jamal Chehab, une femme au foyer de 61 ans, se disent fatigués des hostilités, espérant des jours plus pacifiques. Mais quelques heures après le début du cessez-le-feu, l'armée libanaise a signalé une série d'agressions israéliennes et des frappes sporadiques sur plusieurs localités.
L'armée israélienne, quant à elle, a insisté sur la nécessité d'un maintien de son déploiement dans le sud. Malgré cela, de gros embouteillages se sont formés, des nombreux Libanais tentant de regagner le sud après des semaines d'incertitude.
Le Hezbollah a qualifié d'inacceptable l'attitude israélienne et a mené des attaques en réponse, notamment contre des positions militaires israéliennes. L'agence nationale d'information a également rapporté des bombardements dans la région de Khiam, accompagnés d'une surveillance accrue des drones israéliens.
Le président américain a annoncé ce cessez-le-feu en espérant favoriser un dialogue entre le Liban et Israël. En effet, Trump a mentionné que des discussions historiques pourraient voir le jour, mais l'issue dépendra de la bonne volonté des deux parties. Le député du Hezbollah, Ibrahim Moussaoui, a indiqué que la trêve serait respectée si elle était totale et sans utilité pour des actions d'attaques.
Les récents conflits, exacerbés par les tensions géopolitiques et les interventions étrangères, ont causé plus de 2.000 morts, selon l'ONU, et de vastes déplacements de la population libanaise. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a exprimé son soutien à la trêve, tandis que M. Netanyahu, Premier ministre israélien, considère cet accord comme une opportunité pour une part de paix historique, tout en insistant sur le besoin de désarmement du Hezbollah.
Alors que des combats se poursuivaient même après l'annonce du cessez-le-feu, il est difficile de dire si cette trêve apportera une vraie paix ou si elle ne servira que de court répit. Les observateurs s'interrogent sur la crédibilité des engagements pris, à la lumière de la méfiance persistante entre les deux nations.
Une chose est claire : tant que les intérêts géopolitiques restent en jeu et que les tensions avec l'Iran demeurent, la route vers une paix durable semble encore semée d'embûches.







