La Fédération française des diabétiques signale qu'environ 1 500 cas de discriminations liées au diabète de type 1 sont enregistrés chaque année, comme le révèle un rapport consulté par franceinfo. Bien que la loi de 2021 exige un examen individuel des dossiers, de nombreux diabétiques continuent de se heurter à des refus dans des secteurs tels que la police, l'armée, et l'aviation.
Un jeune fonctionnaire de police a dû rendre son arme de service en raison de son diabète, tandis qu'un autre cherche à devenir carrossier dans la gendarmerie, se sentant capable de gérer sa condition avec une pompe à insuline. Pourtant, des postes continuent d'être fermés aux personnes diabétiques, alimentant une discrimination persistante.
« Chaque année, nous recevons des témoignages de difficultés d’accès à l’emploi, de refus de crédit, ou d’interdiction de permis de conduire simplement à cause d’un diagnostic médical », explique un représentant de la Fédération française des diabétiques, mettant en évidence un problème systémique qui persiste.
"Il ne s'agit pas de revendiquer n'importe quoi non plus"
Malgré la loi qui impose une évaluation au cas par cas, les employeurs craignent toujours une incapacité soudaine d'un salarié à cause d'hypoglycémie, comme le souligne Jean-François Thébaut, président de la fédération. « L'armée, par exemple, évoque souvent un nageur de combat avec une pompe à insuline, mais cela ne signifie pas que ces emplois ne devraient pas être accessibles, » ajoute-t-il.
La Fédération française des diabétiques demande simplement « le respect de la loi » pour que les 300 000 Français atteints de diabète de type 1 puissent prétendre à des « emplois adaptés à leur maladie » dans des secteurs clés comme la police, l'armée ou l'aviation. Ce combat pour l’égalité et l’inclusion dans le monde du travail reste d’actualité et mérite une attention accrue de la part des décideurs et de l’opinion publique.







