Le secteur aérien est en émoi face aux craintes croissantes de pénuries de kérosène liées à la guerre au Moyen-Orient. Pour anticiper la crise, l'Italie a déjà pris des mesures en rationnant le carburant dans certains de ses aéroports. Selon l'association européenne des compagnies aériennes, des ruptures de stock pourraient survenir dans les trois semaines si les services maritimes ne retrouvent pas leur rythme normal.
Les billets d'avion connaissent une envolée des tarifs, une conséquence directe du conflit en cours. Dans les halls d'embarquement, les passagers se préoccupent de l’impact financier sur leurs voyages. Steven, futur voyageur vers New York, confie : "Si vraiment ça doit augmenter, on ne voyagera plus. On n'aura pas les moyens". De son côté, Michael, qui s’apprête également à décoller pour les États-Unis, s'inquiète des annulations potentielles et du coût du kérosène : "Avec la guerre, il y a un gros impact. Certains peuvent s'inquiéter pour leurs futurs vols".
Air France annonce 100 euros en plus pour un aller-retour long-courrier
La flambée des cours du kérosène, passé de 750 dollars la tonne à 1 900 dollars en à peine quelques semaines, est en grande partie responsable de l'augmentation des prix. Le carburant, qui représentait 25 % des coûts opérationnels, a maintenant grimpé à 45 %. Air France se voit donc contrainte de majorer ses tarifs de 100 euros pour un vol long-courrier. Paul Chiambaretto, expert en transport aérien, explique : "Normalement, le carburant représente environ 150 euros, mais avec l'augmentation actuelle, il est raisonnable d'imposer une surcharge de 100 euros".
Le climat économique est si tendu que la compagnie low-cost Volotea a annoncé l'annulation de certains de ses vols considérés comme non rentables. Parallèlement, plusieurs aéroports italiens, comme ceux de Venise et Milan, ont également décidé de rationner leur kérosène, entraînant ainsi un nombre croissant d'annulations de vols domestiques.







