Le constructeur automobile français Renault a officialisé, par la voix d'un porte-parole à l'AFP, que la réduction annoncée vise à "rester compétitif", sans toutefois mentionner de licenciements directs. Cette information a été relayée par Ouest-France.
Actuellement, Renault emploie entre 11.000 et 12.000 ingénieurs dans le monde, représentant ainsi 1.600 à 2.400 postes potentiellement concernés. Au total, le groupe compte 100.000 employés à l'échelle mondiale.
Philippe Brunet, le directeur mondial des technologies, a présenté récemment une feuille de route interne visant à soutenir cette réorganisation. Ce plan s'inscrit dans la continuité de la stratégie à long terme du groupe pour 2030.
La moitié des effectifs d'ingénieurs se trouve en France
La direction de Renault a indiqué qu'elle n'envisageait pas de licenciements directs, mais qu'elle examinerait des options telles que la reconversion ou le départ anticipé pour les employés concernés.
Les activités à forte valeur ajoutée, notamment le développement de technologies et la conception, resteront localisées en France où se concentre la moitié des ingénieurs du groupe, particulièrement au Technocentre de Guyancourt.
Cependant, Ouest-France précise que la France ne sera pas exempts des décisions à venir, et que des chiffres exacts quant aux réductions seront établis par pays, incluant des territoires comme la Roumanie, l'Inde, la Corée du Sud, l'Espagne, le Maroc, la Turquie et le Brésil.
Par ailleurs, alors que Renault met en avant ses décisions stratégiques, le groupe Stellantis a annoncé de son côté la suppression de 650 postes d'ingénieurs sur son site à Rüsselsheim en Allemagne, un autre signe des bouleversements dans l'industrie automobile.







