Un professeur de mathématiques de l'Institut d'ingénierie et de mécanique de Talence a été mis en examen pour de graves accusations liées à l'ingérence de la Chine dans des affaires sensibles. Selon les informations relayées par le parquet de Paris, cet enseignant est suspecté d'avoir facilité l'accès à des zones restreintes à des membres d'une délégation chinoise, accédant à des informations jugées cruciales pour la sécurité nationale.
Ce laboratoire, à forte sécurité, est classé comme zone à régime restrictif (ZRR) où les identités des visiteurs sont minutieusement contrôlées. Les rumeurs prévalent selon lesquelles le professeur aurait permis à ces délégués de pénétrer dans des zones interdites, ce qui a soit-disant été noté comme un risque de sécurité élevé. Suite à un signalement, une enquête a été ouverte en janvier 2024, et le professeur a été interpellé au début de l'année 2025.
À la suite de la perquisition de son matériel, les enquêteurs ont découvert des éléments qui ont conduit à sa mise en examen en décembre 2025 pour livraison d'informations à une puissance étrangère. Cette infraction peut entraîner des peines allant jusqu'à 15 ans de réclusion criminelle et plus de 200 000 euros d'amende, une perspective inquiétante pour le professeur.
Ajoutons que l'individu est également accusé d'intelligence avec une puissance étrangère. Son avocat a exprimé des réserves quant aux accusations formulées, affirmant que son client se réserve le droit de garder le silence jusqu'à ce qu'il puisse présenter ses éléments de défense au juge d'instruction.
Il est désormais sous contrôle judiciaire et n'a plus accès à son laboratoire, une situation qui soulève de nombreuses questions tant au niveau académique que sécuritaire. L'Université de Bordeaux a choisi de ne pas se prononcer sur cette affaire délicate.
À la lumière de ce qui se passe, des experts en affaires internationales et en sécurité nationale ont souligné l'importance d'éclaircir cette affaire dans les plus brefs délais pour prévenir d’éventuelles répercussions sur la réputation et la sécurité des établissements d’enseignement supérieur en France. Selon un rapport du journal Le Monde, cette situation met en exergue les défis que représente la coopération scientifique avec des pays aux intérêts géopolitiques divergents.







