Mercredi soir, Emmanuel Grégoire, représentant de la gauche unie pour les prochaines élections municipales, a lancé sa campagne à La Bellevilloise, un haut lieu culturel parisien. Devant un public de 2 000 partisans, l'ancien premier adjoint s'est fermement opposé aux rivaux de droite, Rachida Dati et Sarah Knafo. « Paris ne sera pas votre labo facho ! » a-t-il déclaré, soulignant l'importance de maintenir la ville en tant que symbole d’ouverture et de tolérance.
Lors de ce rassemblement, Grégoire a mis en avant l'idée d'une « ville refuge », une Paris qui continue d’accueillir les exilés et les difficiles, en réponse aux menaces de factions plus conservatrices. « Dans 60 jours, Paris fera un choix entre l’ouverture et la peur », a-t-il ajouté, soulignant la nécessité d’un choix clair pour l’avenir de la capitale.
Sous l’égide de personnalités de la gauche, y compris David Belliard des écologistes et Ian Brossat du Parti communiste, Grégoire a marqué son intention de contrer ce qu'il appelle le projet « trumpiste » de ses adversaires, visant à transformer la Ville Lumière en un bastion de droite radicale.
Sondages et dynamique de campagne
Les récentes enquêtes montrent un tableau incertain, avec Grégoire légèrement en tête dans les intentions de vote pour le premier tour prévu le 15 mars. Selon certaines sources, comme Le Monde, le candidat de la gauche a réussi à capitaliser sur les préoccupations urbaines croissantes, notamment en matière de logement et d’inclusivité.
Rachida Dati, de son côté, pourrait se retrouver en difficulté sans soutien de la droite extrême, un point que Grégoire a souligné lors de sa conférence. « Elle entretient l’ambiguïté, et ne se ferme pas à cette alliance », a-t-il affirmé.
Un programme axé sur le logement
Lors de son intervention, Emmanuel Grégoire a présenté des propositions ambitieuses pour son mandat, avec le logement comme priorité absolue. « Nous visons la création de 60 000 logements sociaux et abordables d’ici 2026 », a-t-il promis, tout en évoquant des initiatives pour rénover des milliers d'autres logements.
Son engagement à faire en sorte qu'« aucun enfant ne dorme dehors à Paris » a également résonné parmi les militants. En complément, il a proposé des fournitures scolaires gratuites pour les familles dans le besoin. Ces mesures prennent de l'importance alors que les enjeux sociaux et administratifs de la ville sont de plus en plus pressants.
Afin d’agrémenter le paysage urbain, Grégoire envisage aussi des aménagements tels que le Port de l'Arsenal transformé en site de baignade ou des espaces verts supplémentaires. « Paris mérite d'être non seulement une ville, mais un lieu de vie agréable et accessible pour tous », a-t-il conclu.







