Le troisième jour du procès d'un ancien CRS de 59 ans, accusé d'un tir ayant coûté la vie à Aboubacar Fofana, a débuté à Nantes ce mercredi 14 janvier 2026. Cet événement tragique a eu lieu il y a plus de sept ans, plongeant la ville dans l'émotion.
Différents experts ont été appelés à témoigner devant la cour criminelle de Loire-Atlantique. Parmi eux, un spécialiste a examiné les images de la scène de l'accident, cherchant à élucider si le véhicule du CRS était au point mort ou embrayé au moment fatidique. Selon des experts en sécurité routière, même une faible vitesse peut avoir des conséquences dramatiques. « Il ne faut pas une grande vitesse pour casser un muret », a déclaré un expert en balistique, lors d'une déposition citée par L'Express.
Le procès met en lumière les questions de responsabilité et de procédure dans un contexte de tensions sociales persistantes, particulièrement marquées durant l'été 2018 en France. Les répercussions de cette tragédie continuent de résonner dans l'opinion publique, suscitant des débats autour de l'utilisation de la force par les forces de l'ordre.
Des proches d'Aboubacar Fofana, assis dans la salle d'audience, espèrent obtenir justice, tandis que les avocats de la défense soulignent l'importance de considérer toutes les circonstances de cet incident malheureux. Les avis des experts s'avèrent cruciaux alors que le jury doit rendre un verdict éclairé dans une affaire aussi délicate.
Ce procès sera scruté de près, déjà considéré comme un tournant dans les relations entre la police et les citoyens. Les interrogations persistent alors que les événements de 2018 sont discutés dans le contexte plus large des violences policières en France. Comme le mentionne Le Monde, ce procès pourrait avoir des conséquences significatives pour les politiques de maintien de l'ordre.







