Mardi 13 janvier, un homme d'une trentaine d'années a comparu devant le tribunal correctionnel de La Roche-sur-Yon, accusé d'agression sexuelle, précédemment requalifiée de viol sur sa compagne. Cette affaire soulève crucialement la notion de consentement, un concept souvent mal compris et sujet à interprétation.
Lors de l'audience, la présidente Émilie Rayneau a posé une question fondamentalement importante : "Avez-vous fait le nécessaire pour vous assurer de son consentement ? Lui avez-vous demandé ?" Cette question, bien que simple en apparence, a révélé les distorsions fréquentes autour du consentement dans les relations intimes. Le prévenu, dont les facultés mentales sont considérées comme limitées, a défendu sa position en évoquant sa perception d'une relation sexuelle normale, déclarant : "Je pensais qu’on avait fait l’amour normalement. Qu’il n’y avait pas eu de problème."
La nuit du 15 au 16 juin 2023, les événements se déroulent alors que le couple, qui n'est ensemble que depuis quelques mois, se retrouve. La victime, ayant rapporté un acte de pénétration non consentie, a été soutenue par des associations de défense des droits des femmes, telles que "Osez le féminisme" et "Les Effrontées", qui insistent sur la nécessité de clarifier les attentes autour du consentement dans la société.
Des experts sur le sujet, comme le sociologue Pierre Verdier, suggèrent que l’éducation sur le consentement devrait être une priorité. "Nous devons démystifier cette notion dès le plus jeune âge, pour éviter ces tragiques malentendus. Le consentement, ce n'est pas juste un oui ou un non ; c'est un dialogue", explique-t-il.
La décision du tribunal, attendue pour le 10 février, pourrait poser des jalons dans la manière dont la justice traite ces affaires délicates, et nous rappeler à tous l'importance de respecter les limites et les choix de chacun.







